Dans le cadre d’une mission d’expertise au Congo, Madame Tatiana Niamayoua, orthopédiste-orthésiste de renom basée en France, a visité le 17 août à Brazzaville, les principales structures nationales dédiées à la prise en charge des personnes handicapées. Cette initiative fait suite à une audience accordée par la ministre des Affaires sociales et de l'Action humanitaire, Lydie Pongault.
L’experte, qui a récemment été décorée par le Président de la République le 15 août, dans l’ordre du Mérite congolais a successivement visité le Centre national d'Appareillage Orthopédique et le Centre de Rééducation Fonctionnelle.
Au Centre National d’Appareillage Orthopédique, dont la mission principale est la prise en charge prothétique et orthopédique des personnes en situation de handicap, ainsi que la fabrication d’aides techniques, Tatiana Niamayoua a salué l’existence d’un plateau technique existant, bien que datant de 1994. « Le plateau technique est quand même équipé, même si les appareils ont un certain nombre d’années, mais c’est fonctionnel, c’est essentiel », a-t-elle souligné. Cependant, elle a insisté sur la nécessité de l’améliorer, notamment en ce qui concerne les consommables et les équipements complémentaires.
Le directeur du centre, Doctroyé Yvon Boumba Ibouanga, a également confirmé les difficultés rencontrées, pointant du doigt le vieillissement des machines qui entrave la livraison à temps d’appareils de qualité. Il a par ailleurs évoqué la situation avec la fondation Willem Struijs, partenaire historique qui ne fournit plus le centre en consommables depuis quelque temps. Au-delà de la vétusté du matériel, c’est un problème de chaîne de valeur qui a été soulevé. Madame Tatiana Niamayoua a alerté sur la dépendance de certaines compétences à une seule personne et a plaidé pour un plan de formation continue d'urgence. « Il faut un plan de formation. Nous devons faire en sorte qu’on puisse mettre en place un référentiel pour qu’il n’y ait plus qu’une seule personne que la structure », a-t-elle déclaré.
La visite s’est poursuivie au Centre de Rééducation Fonctionnelle. Pour l’experte, le constat est sans appel : l’espace est exigu, les appareils de kinésithérapie sont très ancienne. Elle a insisté sur l’amélioration des conditions d’accueil pour les patients et les kinésithérapeutes. Forte de son expertise dans le domaine, Tatiana Niamayoua a affirmé sa volonté de collaborer étroitement avec le ministère de tutelle. Elle souhaite apporter son regard de professionnelle pour « travailler ensemble afin de pouvoir structurer de manière un peu plus efficace ce qui existe déjà » et améliorer concrètement l’autonomie des patients congolais.











