Le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a rendu le 29 août, visite aux deux soldats congolais admis à l’hôpital militaire Pierre-Mobengo de Brazzaville, après leur libération par les militaires de la République démocratique du Congo (RDC).
Accompagné du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Jean Olessongo Ondaye, le chef du gouvernement qui a présidé quelques heures auparavant, la réunion interministérielle d’urgence élargie au commandement de la force publique, a rendu visite à ces blessés pour leur apporter le soutien et le réconfort. Il s’agit notamment d’un gendarme et d’un marin congolais appréhendés par les éléments de forces de sécurité de la RDC suite à l’incident enregistré à Makotimpoko, dans l département de la Nkeni-Alima, dans la nuit u 26 au 27 août. « Il était question pour nous de venir témoigner notre solidarité et notre soutien à nos compatriotes parce que, blessés et gardés en territoire étranger, jusqu’à la suite de nombreuses tractations, nous ayons réussi à les accueillir chez nous, les placer en milieu hospitalier. Je pense que ce dont ils avaient besoin, c’était le soutien, le réconfort du gouvernement, c’est ce que nous leur avons apporté », a rappelé Anatole Collinet Makosso.
Selon lui, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation est au chevet de ces deux soldats dont il a supervisé toutes les opérations d’accueil et d’hospitalisation, avant de rendre compte au Premier ministre et au président de la République. « Il était donc de notre devoir de venir constater de quelle manière les soins leur sont administrés, dans quel état physique et moral ils sont. Nous sommes heureux de constater une véritable prise en charge par nos services de santé de l’hôpital militaire. Nous avons échangé avec eux-mêmes, je pense que le pire est passé, leur situation est hors du danger et nous encourageons les responsables de santé à apporter les soins nécessaires pour qu’ils se rétablissent et ils retrouvent leur famille », a-t-il expliqué, rassurant les familles et la population que les deux compatriotes qui étaient détenus en RDC sont rentrés sur le territoire national.
Apporter des réponses adaptées à la situation
Avant de se rendre à l’hôpital militaire, le Premier ministre a présidé une réunion interministérielle de crise élargie au haut commandement de la force publique. Une rencontre consacrée à l’examen de la situation sécuritaire de Makotimpoko, afin d’en établir une lecture commune des faits, coordonner les services de l’Etat, apporter des réponses adaptées et protéger l’intérêt de la population face à l’incident ainsi créé. « Le Premier ministre vient de présider la réunion de la cellule de crise qui a regroupé les membres du gouvernement avec les autorités de notre force publique pour analyser cette situation et prendre les toutes premières des mesures d’urgence pour gérer cette crise », a expliqué le ministre d’Etat, ministre à la présidence, chargé des Affaires politiques, Pierre Oba, à l’issue de la réunion.
Cette réunion interministérielle de crise a permis non seulement de constater les faits mais également de prendre des décisions concrètes assorties d’actions précises et d’un suivi rigoureux sur le terrain. « Les mesures immédiates prises consistent d’abord à travailler dans le sens de retrouver nos disparus et faire revenir nos deux soldats qui avaient été appréhendés et amenés à Yumbi. Les deux soldats sont revenus et sont pris en charge en ce moment à l’hôpital central des armées Pierre-Mobengo », a-t-il poursuivi.
En effet, le gouvernement a également renforcé les mesures pour sécuriser les habitants aussi bien de Makotimpoko que de ses environs. Il a, par ailleurs, annoncé la mise en place d’une cellule d’enquête pour mieux cerner cette situation et d’en découvrir les causes profondes. « Les instructions ont été données à la force publique pour maintenir le calme. Donc, nous rassurons la population congolaise de ce que le gouvernement se saisit de cette situation et la traite avec tout le sérieux qu’elle mérite. Il rendra compte à la population au fur et à mesure », a conclu le ministre d’Etat Pierre Oba.











