XINHUA

Côte d'Ivoire 

Le prix du cacao maintenu à 1200 francs CFA le kilo pour la campagne 2026-2027

Le prix minimum garanti du cacao aux producteurs en Côte d'Ivoire est maintenu à 1200 francs CFA (environ 2,13 dollars) le kilogramme pour la campagne 2026-2027, après avoir fortement baissé au cours de la campagne précédente sous l'effet de la chute des cours internationaux.

L'annonce a été faite mardi par le ministre ivoirien de l'Agriculture, Bruno Nabagné Koné, lors de l'ouverture officielle de la campagne principale de commercialisation du cacao pour 2026-2027 à Abidjan. « Pour la campagne 2026-2027, il a été décidé que le prix du kilo de cacao, bien tiré, bien fermenté, bien séché, soit acheté bord champ au prix de 1200 francs le kilo », a déclaré M. Koné.

Selon lui, ce prix bord champ tient largement compte des ventes par anticipation réalisées par le Conseil café-cacao, ainsi que de l'évolution des cours internationaux du cacao. « Ce prix est le résultat des conditions de commercialisation de la nouvelle campagne et des niveaux de prix auxquels les volumes de cacao ont été vendus par anticipation, mais également de la volonté du gouvernement de préserver le revenu et le pouvoir d'achat des producteurs tout en assurant la pérennité de la filière », a-t-il expliqué.

Le ministre a indiqué que la nouvelle campagne s'ouvrait dans un contexte marqué par la volatilité persistante des cours internationaux du cacao et les difficultés de commercialisation rencontrées au cours de la campagne précédente. Au début de la campagne principale 2025-2026, le prix minimum garanti avait été fixé à 2800 francs CFA le kilogramme. Il avait ensuite été ramené à 1200 francs CFA le kilogramme à l'ouverture de la campagne intermédiaire, dans un contexte de forte baisse des cours internationaux.

Cette baisse des cours avait affecté l'ensemble de la chaîne de valeur du cacao, notamment les producteurs, les acheteurs, les sociétés coopératives, les exportateurs et les transformateurs. Face aux difficultés de commercialisation, le gouvernement ivoirien et le Conseil café-cacao ont pris des mesures visant notamment à faciliter l'écoulement des stocks et à soutenir la commercialisation de la production. Plus de 100.000 tonnes de cacao avaient notamment été accumulées dans le cadre de la crise de commercialisation, selon les autorités ivoiriennes.

Par ailleurs, le gouvernement ivoirien a réorganisé le calendrier de commercialisation du cacao. La campagne principale s'étend désormais du 1er septembre au 28 février, tandis que la campagne intermédiaire se déroule du 1er mars au 31 août. Selon le gouvernement, cette réorganisation doit contribuer à faciliter la reprise des achats de fèves par les multinationales et les exportateurs locaux et à améliorer les conditions de commercialisation de la production.

RDC/Ebola 

Lancement d'un plan actualisé de 180 jours contre Ebola, besoin de 1,3 milliard de dollars

La République démocratique du Congo (RDC) et ses partenaires ont lancé vendredi un nouveau plan de 180 jours pour renforcer la lutte contre l'épidémie d'Ebola, dont le financement est estimé à 1,3 milliard de dollars, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Présenté à Kinshasa, capitale de la RDC, ce plan prévoit notamment de renforcer la surveillance épidémiologique, la recherche des contacts, la prise en charge des malades, la communication auprès des communautés et les moyens logistiques, ainsi que la préparation des provinces menacées par une propagation du virus.

L'épidémie, provoquée par l'Ebolavirus Bundibugyo, avait fait 3072 morts sur 6342 cas signalés au 2 septembre, selon le Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique. Soixante zones de santé réparties dans six provinces sont désormais touchées. Les autorités sanitaires s'inquiètent en particulier du nombre toujours élevé de décès survenant dans les communautés, souvent chez des personnes qui n'avaient pas été identifiées comme contacts et qui n'avaient pas été prises en charge dans des structures de santé. « Chaque cas détecté trop tard, chaque contact manqué et chaque retard dans la mobilisation des ressources se traduisent par des vies perdues », a déclaré Anne Ancia, représentante par intérim de l'OMS en RDC.

Le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, a de son côté estimé que la riposte ne pouvait pas se limiter au seul secteur sanitaire et devait associer les communautés, les autres services de l'Etat ainsi que les partenaires internationaux. Selon l'OMS, 1,3 milliard de dollars seront nécessaires pour mettre en œuvre l'ensemble du plan au cours des six prochains mois. Un investissement jugé essentiel pour rompre les chaînes de transmission et éviter une aggravation de la crise sanitaire, humanitaire et socio-économique.

Le coordonnateur résident des Nations unies en RDC, Damien Mama, a appelé à garantir des financements "suffisants, flexibles et prévisibles", estimant que la riposte contre Ebola devait également être intégrée à l'action humanitaire plus large dans le pays. Déclarée en mai, l'épidémie actuelle est depuis devenue la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, ainsi que la deuxième plus importante au monde, derrière l'épidémie qui avait frappé l'Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2016.

 

 

Arnaud Bienvenu Zodialo
Samedi, Septembre 5, 2026 - 16:30
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