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Côte d'Ivoire : le gouvernement appelle à faire de l'IA un levier de transformation nationale

 

Le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a appelé le 10 septembre à Abidjan les acteurs du secteur numérique à passer "de la vision à l'exécution" afin de faire de l'intelligence artificielle (IA) un levier concret de développement au service des priorités nationales.

 

S'exprimant à l'ouverture de la deuxième édition des Assises nationales sur l'intelligence artificielle, baptisée "IMPACT IA 2026", M. Mambé a souligné la nécessité de traduire la stratégie nationale en projets concrets ayant un impact sur la vie des populations et l'efficacité des services publics.

Placée sous le thème "De la vision aux cas d'usage : structurer l'IA nationale pour résoudre nos défis prioritaires", la rencontre vise notamment à identifier des applications concrètes de l'IA adaptées aux réalités ivoiriennes, dans des domaines tels que l'administration, l'agriculture, l'éducation et la santé, selon les organisateurs.

Le Premier ministre a appelé l'administration, le secteur privé, le monde académique et les start-up à renforcer leur collaboration pour développer des solutions répondant aux besoins du pays.

De son côté, le ministre de la Transition numérique et de l'Innovation technologique, Djibril Ouattara, a déclaré que la Côte d'Ivoire était désormais entrée dans "le temps de l'exécution, du suivi et des résultats mesurables".

Il a précisé que cette démarche s'inscrivait dans la vision stratégique du président Alassane Ouattara et dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2026-2030.

Organisées du 9 au 11 septembre à Abidjan, les Assises réunissent des représentants de l'administration publique, du secteur privé, du monde académique et de la société civile autour des enjeux liés au développement et au déploiement de l'IA en Côte d'Ivoire.

Les travaux portent notamment sur l'identification et la priorisation de cas d'usage de l'IA, le renforcement des infrastructures et des compétences ainsi que la collaboration entre les différents acteurs de l'écosystème national.

 

Niger : renforcement de l'encadrement des correspondants et des médias étrangers

 

Le gouvernement nigérien a adopté le 10 septembre à Niamey un projet de décret déterminant les conditions d'exercice des correspondants de presse et les modalités d'accréditation des organes de presse étrangers au Niger.

Dans un contexte marqué par l'internationalisation des flux d'information, la transformation numérique des médias et les nouveaux défis liés à la désinformation, à la manipulation de l'information et à la protection de la souveraineté informationnelle des Etats, il estime nécessaire de mettre en place un cadre réglementaire encadrant l'activité des correspondants de presse étrangers ainsi que les modalités d'accréditation des organes de presse étrangers intervenant sur le territoire national.

Le gouvernement constate qu'il n'existe actuellement pas de réglementation déterminant les conditions d'accréditation des correspondants de presse étrangers, leurs droits et obligations, ni les modalités d'exercice des médias étrangers au Niger. Cette situation est susceptible de créer une insécurité juridique tant pour les autorités publiques que pour les professionnels concernés.

Le projet de décret vise ainsi à combler ce vide juridique en instituant une procédure d'accréditation présentée comme transparente, objective et conforme aux standards internationaux. Il précise notamment les conditions de délivrance, de renouvellement et de retrait des accréditations, définit les catégories de journalistes concernés et fixe les obligations auxquelles ils sont soumis dans l'exercice de leurs activités.

Le texte prévoit également l'implication de l'Observatoire national de la communication, autorité administrative chargée de la régulation des médias, dans la procédure d'accréditation, ainsi que la délivrance de cartes spécifiques de correspondant de presse étrangère et de journaliste étranger de passage.

Par ailleurs, le projet de décret prévoit un dispositif destiné à identifier les médias étrangers exerçant au Niger, à assurer une meilleure traçabilité de leurs activités et à renforcer la responsabilité professionnelle de leurs représentants.

Le gouvernement estime que cette réforme permettra ainsi de concilier la liberté d'informer avec les impératifs de transparence, de responsabilité éditoriale, de sécurité juridique et de préservation de l'ordre public.

 

La Chine souligne sa coopération en matière d'application de la loi avec les pays d'Afrique de l'Est

 

 

La Chine renforcera sa coopération avec les pays d'Afrique de l'Est pour améliorer les capacités d'application de la loi et lutter conjointement contre les crimes transfrontaliers, a déclaré le conseiller d'Etat et ministre de la Sécurité publique de la Chine, Wang Xiaohong.

Les deux parties doivent défendre les principes de consultation conjointe, de responsabilité partagée et de bénéfices communs, et consolider et améliorer ensemble les mécanismes de dialogue et de coopération, a affirmé M. Wang lors du troisième Dialogue ministériel Chine-Afrique de l'Est sur la coopération en matière d'application de la loi et de sécurité, tenu jeudi dans la ville de Lianyungang, dans la province du Jiangsu.

Notant que la confiance stratégique mutuelle entre les départements d'application de la loi de la Chine et des pays d'Afrique de l'Est n'a cessé de croître, M. Wang a indiqué qu'ils devaient unir leurs efforts pour lutter contre les crimes transfrontaliers tels que le terrorisme, l'enlèvement et la détention illégale, ainsi que la fraude par téléphone et Internet.

M. Wang et le ministre de l'Intérieur du Rwanda, Vincent Biruta, ont coprésidé ce dialogue.

Les représentants des pays d'Afrique de l'Est et du Mécanisme de coopération policière de l'Union africaine (AFRIPOL) ont exprimé leur volonté d'approfondir la coopération pratique en matière d'application de la loi et de sécurité, et de mieux promouvoir avec la Chine la sécurité et la stabilité régionales.

 

 

Sénégal : lancement d'une campagne d'éducation financière destinée au grand public

 

 

Le ministère sénégalais de la Microfinance et de l'Economie sociale et solidaire a lancé le 10 septembre à Diamniadio, près de Dakar, une campagne d'éducation financière destinée au grand public.

Cette initiative vise à aider les populations à mieux gérer leurs finances, à faire des choix éclairés en matière d'épargne et de crédit et à mieux se prémunir contre les risques financiers, notamment le surendettement.

Présidant la cérémonie de lancement, le directeur de cabinet du ministère, Mamadou Ndiaye, a indiqué que la campagne entendait rendre les notions financières plus accessibles et renforcer la confiance du public dans les services financiers.

Selon lui, une meilleure éducation financière est indispensable pour favoriser l'inclusion financière et permettre aux populations de participer davantage au développement économique du pays.

Evoquant le secteur de la microfinance, M. Ndiaye a rappelé que les financements accordés avaient atteint plus de 421 milliards de francs CFA (environ 746 millions de dollars) au premier semestre 2025, tandis que l'encours des dépôts s'était établi à 590,4 milliards de FCFA à la fin du premier trimestre de la même année.

Il a ajouté que son ministère entendait améliorer l'efficacité des institutions de microfinance et élargir l'accès au financement grâce à une offre de services mieux adaptée aux besoins des populations.

 

 

 

 

Arnaud Bienvenu Zodialo
Samedi, Septembre 12, 2026 - 15:45
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