Union des musiciens congolais : le bureau exécutif national dresse un bilan satisfaisant des 10 ans de leur mandature

Samedi, Septembre 26, 2026 - 12:45

Le bureau exécutif national de l’Union des musiciens congolais (UMC) placé sous la présidence de Magloire Bonguili dit Pape Gode, a commémoré les dix ans de leur mandature au cours d’une conférence de presse tenue  le 25 septembre dans la salle de conférence de l’établissement Makosophie à Brazzaville. Une conférence de presse qui a permis à cette organisation musicale de dresser son bilan jugé satisfaisant tout en déplorant le comportement de l’Union nationale des écrivains, artistes et artisans congolais (Unéac) qui transgresse et ne respecte pas les lois et règlements de la République. 

La conférence de presse a débuté par l’observation d’une minute de silence en mémoire des icônes culturelles récemment disparues, notamment: Pierre Mountouari, Kanta Moutima, et Kerson Saddam, pour marquer l’union envers ses artistes. Avant que le secrétaire général de cette organisation culturelle, Romain Nimi dit Gardon, ne révèle que l’UMC est passée d’une simple idée à un pilier culturel incontournable au Congo en une décennie en sa qualité de principal partenaire social des pouvoirs publics dans la défense des intérêts matériels et moraux des artistes musiciens. Le secrétaire général de l’UMC,  a fait savoir dans son intervention, que l’UMC  est membre de la société civile congolaise; membre de la commission nationale de l’Unesco; membre de la Caresco; membre du Conseil international de la musique; et membre du Comité de direction du bureau congolais du droit d’auteur.

Dressant le bilan en termes des victoires, le secrétaire général, a souligné que l’UMC a réalisé des avancées sur les droits d’auteur. Elle a contribué à l’amélioration des droits perçus par les musiciens, et à la régularité du paiement des droits d’auteur. L’UMC, a contribué à la réinstallation du comité d’administration au sein du Bureau congolais du droit d’auteur (Bcda), ce qui a favorisé les importantes réformes engagées aujourd’hui par le Bcda. L’UMC a apportée aussi des aides sociales d’urgences aux musiciens en difficultés, à l’instar de Arafat 2500 volts, a-t-il signifié.

Quant aux défis à relever, le secrétaire général à indique que l’UMC entrevoit d’apporter de l’aide aux artistes ayant des soucis de santé tels que, Kevin Mbouandé, Philippe Sita, Celly Bitsu et bien d’autres. S’agissant du registre à accomplir, l’UMC a énumérée les textes d’application sur le statut de l’artiste, communément appelée "La loi Mottom"; les textes d’application de la loi sur la politique culturelle au Congo; l’instauration d’un quota de diffusion des œuvres des artistes du Congo Brazzaville sur les radios et télévisions privées et publiques; la création des plateformes numériques pour la commercialisation en ligne des œuvres des artistes congolais; la position officielle de l’UMC sur la gestion des obsèques des artistes et les plaidoyers menés auprès du ministère de la Culture concernant le deuil et l’accompagnement; puis la digitalisation de la musique congolaise.

Donnant son point de vue sur l’actualité culturelle nationale, notamment le cas du dossier de l’Unéac, le bureau exécutif national de l’UMC estime que l’Unéac dans sa forme actuelle, est une organisation qui transgresse et ne respecte pas les lois et règlements de la République. Pour se faire, l’UMC a relevé quatre points. Le premier point est le non respect de la constitution. Pour l’UMC, l’Unéac foule aux pieds l’article 27 de la constitution du 25 octobre 2015 sur la liberté d’association qui dispose: «L’État reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, les libertés d’association, de réunion, de cortège et de manifestation». Le deuxième point porte sur l’illégitimité et l’égalité quant au décret portant création de l’Unéac. Pour l’UMC, les actuels animateurs de l’Unéac ne sont ni plus ou moins des usurpateurs ayant spolié un bien appartenant à l’état pour en faire un bien au service des intérêts privés, personnels et partisanes. Le troisième point concerne la division et l’exclusion. A ce sujet, l’UMC estime que l’Unéac prône la division et l’exclusion au sein des acteurs culturels en bafouant le principe sacro-saint de sa création qui est celui d’être un rassemblement et un regroupement des organisations catégorielles; lesquelles organisations devraient donner mandat à leurs représentants respectifs pour siéger au sein d’un éventuel organe fédéral. Et enfin, le quatrième point est le dénie et la délation. Pour les responsables de l’UMC, l’Unéac insinue publiquement que les droits d’auteur ne sont pas payés en République du Congo alors que, le troisième trimestre de l’année en cours est en train d’être payé au moment où se tient la présente conférence de presse. Une sortie hasardeuse qui ne tient ni compte de la réalité, ni des réformes engagés au sein du Bcda, utilisant la souffrance des artistes et des créateurs pour nourrir un populisme étranger au monde de la culture. 

Bruno Zéphirin Okokana
Légendes et crédits photo : 
1)- Les membres du bureau exécutif de l’Unéac lors de la conférence de presse/ Crédit photo Séverin Nimi Kinassa 2)- Une vue des journalistes/ Crédit photo Séverin Nimi Kinassa
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