Poto-Poto : un culte interreligieux pour commémorer les 115 ans d’existence

Samedi, Octobre 10, 2026 - 16:45

A l’initiative du député de la troisième circonscription électorale de Poto-Poto, Ferréol Constant Patrick Gassakys, un culte interreligieux a été célébré le 9 octobre à l’esplanade de la basilique Sainte Anne du Congo, pour célébrer les 115 ans de la création du troisième arrondissement d Brazzaville.

Placée sur le thème « Poto-Poto, carrefour de fraternité : unissons nos voix pour la paix et bâtissons ensemble notre avenir », cette célébration œcuménique a regroupé les différentes confessions religieuses installées à Poto-Poto aux côtés des filles et fils de cet arrondissement. En effet, toutes prières et prises de parole ont convergé vers un seul objectif : consolider la paix et l’unité au sein des habitants ou originaires de troisième arrondissement de Brazzaville.

L’abbé Jack Harold Nkodia a, dans sa prédication souligné la nécessité de bâtir de ponts et non de murs, rappelant l’appel de Dieu à la paix dans le pays, particulièrement à Poto-Poto. Il a également insisté sur l’amour du prochain, en se basant sur les saintes écritures. « En posant un regard sur le thème central de ce culte inter-religieux, nous constatons qu'il y a trois mots qui nous sautent aux yeux. Il y a l'unité ou la fraternité, il y a aussi la paix qui revient. On dira la paix véritable, durable. Le troisième mot, c'est l'avenir. On parlera d'un bel avenir ou d'un avenir meilleur », a prêché le curé faisant allusion à Saint Jean au chapitre 13, versets 34 et 35.

Evoquant Luc 10 : 27 35, l’officiant de la messe a indiqué que Jésus nous invite, dans ce texte-là, à mettre des raisons à côté, à voir dans l'homme l'image et la ressemblance de Dieu. « Mettons de côté les us et les coutumes, les lois et les préceptes de nos familles, pour un Congo meilleur et pour un bel avenir pour les Congolais », a conclu L’abbé Jack Harold Nkodia.

Pour le président du comité d’organisation des festivités des 115 ans de Poto-Poto, Ferréol Constant Patrick Gassakys, a rappelé que ce culte est un moment d'histoire, de mémoire, de culture et de destin partagé. « Poto-Poto, c'est bien plus qu'un arrondissement. C’est une terre de rencontres, un carrefour de cultures, une communauté façonnée par des générations de femmes et d'hommes qui, malgré leurs différences, ont appris à vivre ensemble, à travailler ensemble et à construire un avenir commun. C'est pourquoi ce culte revêt une signification particulière. Il nous rappelle que nos convictions peuvent différer, mais que notre devoir de respect, de solidarité et de fraternité demeure commun », a-t-il déclaré.

Ils ont dit…

Selon lui, la véritable grandeur d'une communauté ne réside pas dans l'absence de différences, mais dans sa capacité à les dépasser pour servir à un idéal supérieur : celui de l’unité dans la diversité. C’est ainsi qu’il a salué la mémoire des anciens qui ont posé les premières pierres de cette histoire, qui ont travaillé transmis leurs valeurs et fait rayonner cette culture, contribuant à la réputation de Poto-Poto. « Nous sommes les héritiers de leur courage, de leurs sacrifices et de leurs espérances. Il nous appartient désormais de préserver cet héritage et de le transmettre, enrichi de nos propres efforts, aux générations futures. L’anniversaire que nous célébrons nous impose une responsabilité : celle de faire de Poto-Poto un espace toujours plus uni, plus solidaire et plus attentif aux aspirations de sa jeunesse », a-t-il insisté.

Fils de Poto-Poto, l’artiste musicien et auteur-compositeur, Théo Blaise Nkoukou s’est félicité de cette initiative. « Nous sommes tous les héritiers de ceux qui ont bâti Poto-Poto et avons grandi avec cet amour, la main dans la main. Poto-Poto a pendu des gens au haut niveau, dans la politique, le sport, la culture, le commerce et dans les affaires. Donc, Poto-Poto est un tremplin, il a une histoire, une âme, et je fais partie de tous ceux qui font partie de cet arrondissement parce que nous y sommes nés. Partout où nous nous retrouvons, que ce soit en Europe, à travers le monde, surtout pour nous qui voyageons beaucoup, c'est comme si on se retrouvait dans les rues de Poto-Poto », a-t-il témoigné.

Le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Léon Alfred Opimbat, a, quant à lui, appelé les filles et fils de Poto-Poto C'est pour créer cette collaboration avec les enfants de Poto-Poto à savoir que la construction d'un pays passe d'abord par la construction des entités. « Le village de Poto-Poto a été une entité très importante pour Brazzaville. Donc aujourd'hui, c'est dans sa bonne forme et nous sommes heureux que cela se soit passé ainsi, en remettant tout ceci aux mains de Dieu », a-t-il souligné, précisant la présence des communautés étrangères dans cet arrondissement est un signe d’enrichissement.

 

 

Parfait Wilfried Douniama
Légendes et crédits photo : 
Les responsables des confessions religieuses posant avec les officiels; une vue des fils de Poto-Poto pendant le culte/Adiac
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