Rentrée académique 2026-2027 : l’Issgea planche sur les contributions scientifiques

Mercredi, Octobre 14, 2026 - 18:00

Le Docteur Damase Ngouma, directeur de l’Institut supérieur des sciences géographiques, environnementales et de l’aménagement (Issgea) à l’Université Denis Sassou N’Guesso (UDSN), a appellé, récemment à Kintélé, à des contributions scientifiques à la faveur des journées scientifiques organisées dans le cadre de la rentrée académique 2026-2027.

Ces journées scientifiques qui avaient pour thème : « Acteurs et dynamiques des territoires en contexte de changements climatiques » envisagent selon le directeur de ladite institut : « de contribuer à la recherche scientifique à travers l'organisation de cet événement qui, pour la troisième fois consécutive, contribue au rayonnement de la destination UDSN ».

La rencontre qui témoigne d’un côté la contribution des chercheurs, des scientifiques à la connaissance et à la société ainsi que l’engagement à la promotion de la recherche scientifique et au dialogue des peuples. Elle a connu la participation des délégués de la faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Douala au Cameroun et de la Cote d’Ivoires.

L'établissement est soutenu par des activités pédagogiques menées par des enseignants-chercheurs et des professionnels, tous pleinement impliqués dans leur métier. Des activités de recherche de l'ISGA qui prennent une nouvelle impulsion depuis l'année académique écoulée avec en particulier l'adoption de la politique de recherche de l'université et qui a été fraîchement adoptée et que nous suivons avec ses différents axes.

Actuellement, l’Issgea contribue activement à la formation des étudiants dans le domaine des sciences géographiques environnementales et de l'aménagement au cycle licence et aujourd'hui au cycle master. Cet institut est en passe d'ouvrir le cycle doctorat.

« La formation dispensée dans le parcours type technologie géospatiale, aménagement et gestion des écosystèmes dans le grand master se propose de transmettre aux étudiants des connaissances transversales, pluridisciplinaires et spécialisées au système d'information géographique et télédétection en environnement et en aménagement du territoire. En licence, les formations sont orientées vers les trois domaines qui ont été mentionnés, les sciences géographiques, les sciences environnementales et l'aménagement du territoire », a indiqué le Dr Damase Ngouma.

Par ailleurs, la leçon inaugurale a porté sur l’écriture scientifique intégrale ou l’innovation qui va révolutionner la sédimentation et la diffusion des savoirs dans les universités africaines. Abordant le sujet, le professeur Réné Joly Assako Assako a suggéré de donner aux étudiants les clefs de la rédaction de leurs mémoires, entre autres : le cadrage, une recherche basée sur les concepts appropriés, l’ordonnancement de certains éléments de recherche, la pertinence du choix du sujet, l’opérationnalisation, les nouveautés apportées, le processus éditorial…

« Tous ces éléments contribueront à la libéralisation du génie créateur de l’étudiant qui, doit s’exprimer. (…) Les ouvrages scientifiques apportent une visibilité par rapport aux travaux qui sont parfois classés dans la poussière….Il est mieux la visibilité numérique qu’analogique », a indiqué le professeur Réné Joly Assako Assako.  

En 2025, l’Issgea enregistré trente-trois communications. En 2026 année, cinquante-cinq sont attendues. Et parmi les cinquante-cinq, dix-neuf viennent de l'étranger. Il y en a une de la RDC, trois du Cameroun, trois du Bénin, quatre du Mali, sept de la Côte d'Ivoire et une communication du Burkina.

Le professeur Réné Joly Assako Assako a suggéré que le nombre de thèse soutenues par une université par année doit être notifier sinon lors de la classification mondiale, les universités africaines sont soit au bas de l’échelle, soit inexistant.

En réalité une grande partie de la contribution des chercheurs et des scientifiques africains à la connaissance et à la société reste méconnue des systèmes actuels de publication et d'évaluation, qui privilégient encore largement les articles de revues à comité de lecture. Données, méthodes, conseils politiques, éducation et formation, engagement communautaire, infrastructures et gouvernance : tous ces éléments contribuent au progrès scientifique, mais sont souvent invisibles et ne sont pas comptabilisées et récompensées.

Fortuné Ibara
Légendes et crédits photo : 
Une vue partielle des officiels et des participants/Adiac
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