La Fédération nationale des agents de la santé et des affaires sociales (Fenasas) et la Fédération syndicale des travailleurs de la santé et des affaires sociales (Fésytrasas) ont publié, le 14 août à Brazzaville, une déclaration demandant aux employés des diverses structures hospitalières et sanitaires de reprendre le travail le jeudi 15 octobre 2026 à 7h sur tout le territoire national.
L’invitation de ces centrales syndicales fait suite au constat de paiement de deux mois de salaires. Le mouvement de grève générale illimitée avait été lancé avec service minimum, relancé le 06 août sur l'ensemble du territoire national, pour non-satisfaction du cahier de revendications déposé le 13 novembre 2025 au ministère de la Santé et de la Population.
« Conformément au relevé des conclusions de la réunion de concertation, présidée par le Premier ministre chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, le 07 septembre 2026, l'intersyndical fédéral, après la reprise des négociations le 13 octobre 2026, sur la base de son cahier de revendications sous l'autorité du ministre Pierre Mabiala, ministre d'État, ministre de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue Social, secondé par le ministre Jean Rosaire Ibara, en charge de la Santé et de la Population, constate l’application du trois points dudit relevé de conclusions », notifie la déclaration lue par Benjamin Londé, secrétaire chargé des jeunes travailleurs à la Fenasas.
Par ailleurs, en rapport avec les textes officiels et en pleine négociation, le ministre Pierre Mabiala a rappelé que : « La grève, en vertu de la législation, ne peut donc être déclenchée qu’à l’épuisement des procédures et seulement si celles-ci n'aboutissent pas. Il en découle le principe sacré de la négociation collective suivant lequel, lorsque les parties décident de se réunir pour négocier, la grève doit être, sinon levée, du moins suspendue ».











