Enseignement supérieur : suspension provisoire des pourparlers entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’UMNG

Samedi, Octobre 24, 2026 - 16:00

Les négociations entre le gouvernement et le collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) ont été temporairement suspendues, le 19 octobre à Brazzaville, sans qu’un accord définitif ait pu être trouvé sur les revendications du personnel enseignant et administratif.

Malgré cette interruption des pourparlers, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de maintenir le dialogue social afin de rapprocher leurs positions et de parvenir à une issue consensuelle. Les concertations, engagées depuis plus d’une semaine sous l’égide du ministère chargé du Dialogue social visaient à examiner les demandes des agents de l’université et à rechercher des réponses aux préoccupations exprimées par leurs représentants syndicaux. Les échanges n’ont toutefois pas permis, à ce stade, de conclure un accord sur l’ensemble des points soumis à la discussion.

« Nous sommes au niveau de la consolidation, la consolidation de la masse salariale qui porte sur les arriérés de salaire. Nous sommes revenus sur la question de la suspension de la grève parce qu'il s'agit là d'une procédure péremptoire parce que dès lors que la partie gouvernementale accepte de négocier avec les syndicalistes de quelques secteurs que ce soit, les textes internationaux ou nationaux disent clairement qu'il faut suspendre la grève pour permettre l'évolution des négociations », a déclaré le ministre d’Etat, Pierre Mabiala.

Par la suite, le ministre d’Etat a affirmé que la partie gouvernementale a posé le problème de l'organisation des concours pour entrer à l'université car, dit-il, c'est là une étape préalable pour préparer justement la rentrée académique. « Sur ce point, la partie syndicale a marqué un pas significatif et nous voulons ici le leur reconnaître pour dire que la partie syndicale a accepté de nous accorder l'inscription des candidats pour participer aux concours, mais à ce stade et à refuser de déclarer clairement que les concours pourront être organisés », a reconnu le ministre d’Etat, Pierre Mabiala.

Peu avant le week-end passé, le ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Pierre Mabiala, assisté de la ministre de l’Enseignement supérieur, Delphine Edith Emmanuel, a proposé une suspension provisoire de la grève. Cette démarche devait, selon lui, permettre un examen plus approfondi du cahier de revendications des agents et faciliter la poursuite des négociations.

Le ministre Mabiala a insisté sur la distinction entre suspendre la grève et la lever définitivement, présentant cette pause comme un moyen de favoriser l’étude des demandes formulées par les partenaires sociaux, sans mettre un terme définitif au mouvement.

Les discussions ont notamment porté sur le règlement des sommes dues aux travailleurs de l’UMNG, ainsi que sur la mise en place d’un échéancier précis pour l’apurement intégral des arriérés de salaires. Ces questions financières ont occupé une place importante dans les échanges, les représentants du personnel attendant des précisions sur les modalités et les délais de paiement.

« Nous avons un problème de la consolidation technique et financière selon les règles établies des arriérés de salaire pour 2026. Nous avons essayé de rassembler les positions et nous nous sommes arrêtés à peu près à une somme non consolidée de quinze milliards et demi. Mais c'est non consolidé techniquement. Il faut l'intervention de nos collègues du ministère des Finances, parce que c'est eux qui détiennent la procédure technique et financière de consolidation. Il s'agit de quatre mois de salaire en termes d'arriérés pour 2026 », a souligné le ministre d’Etat, Pierre Mabiala.

En définitif, la date de reprise des discussions n’a cependant pas été précisée, en dépit, de l’absence d’accord définitif. Le gouvernement et l’intersyndicale entendent poursuivre le dialogue pour rechercher une solution acceptable par l’ensemble des parties.

Fortuné Ibara
Légendes et crédits photo : 
1-le ministre d’Etat, Pierre Mabiala est en face de la presse congolaise et internationale/Adiac 2-Les syndicalistes et les membres du gouvernement en conclave/Adiac
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