À l'ouverture du forum économique et humanitaire Russie-Afrique, le mardi 28 octobre, à Moscou, le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a réaffirmé la disponibilité de son pays à consolider ses liens avec le continent. Il a parlé des opportunités d'affaires avec le continent dans les domaines des énergies renouvelables, de l'espace, de la formation, de l'intelligence artificielle, de la culture et de la presse.
Dressant le bilan de la coopération entre les deux parties, Vladimir Poutine a rappelé la solidité des liens tissés du temps de l'ex Union soviétique au moment des luttes de libération. Pour le président russe, l'Afrique reste confrontée au type de rapports déséquilibrés hérités de l'époque coloniale qui ne lui profitent pas.
Il s'est appesanti à titre d'exemple sur la dette des pays africains envers les bailleurs de fonds et les institutions financières internationales, rendant hommage à l'ancien président burkinabé Thomas Sankara dont il a repris un extrait du discours sur la question.
Appelant à la mise en œuvre d'une coopération dans laquelle tous les pays traitent d'égal à égal, le président russe a exprimé son souhait de voir le sommet Russie-Afrique de Moscou se conclure ce 29 octobre par l'adoption d'un plan d'action 2027-2029.
La présence d'une forte délégation de ses homologues africains est pour Vladimir Poutine le signe que les deux parties sont disposées à se soutenir mutuellement.
S'exprimant en sa qualité de président en exercice de l'Union africaine, le chef de l’État burundais Évariste Ndayishimiye a martelé que les richesses du continent doivent servir à l'amélioration des conditions de vie populations. Il a déclaré compter sur le partenariat avec la Russie pour passer des déclarations à des actions concrètes.











