L’ambassadeur de la République du Congo en France, Rodolphe Adada, a échangé, le 29 octobre, avec les responsables du Groupe de secours catastrophe français (GSCF) sur les perspectives de coopération dans les domaines des secours d’urgence, de l’action humanitaire et de la protection civile.
Cette rencontre de travail, organisée sous le haut patronage de l’ambassadeur congolais, s’est tenue en présence de Davy Bayidikila, conseiller technique du commandant de la sécurité civile, le général de police de première classe Albert Ngoto, ainsi que du Dr Joe Borel Mahoungou Ncani, coordonnateur du Réseau des organisations pour les actions humanitaires et la solidarité internationale en République du Congo et facilitateur congolais auprès du GSCF.
À l’ouverture des échanges, Rodolphe Adada a souligné l’importance du dialogue entre les acteurs engagés dans la prévention et la gestion des catastrophes. Il a souhaité que cette concertation permette de dégager des initiatives concrètes, susceptibles de contribuer à l’amélioration des capacités de réponse aux situations d’urgence et à la protection des populations vulnérables.
Les préoccupations médico-sociales de la partie congolaise ont également été abordées par Amelia Dzia Lepfoundzou, conseillère et cheffe du service médico-social de l’ambassade. Son intervention a permis d’évoquer les besoins d’accompagnement médico-social ainsi que les domaines dans lesquels une coopération pourrait être envisagée.
Renforcer les capacités d’intervention
Prenant la parole, le Dr Joe Borel Mahoungou Ncani et Thierry Velu, président du GSCF, ont présenté les missions de cette organisation non gouvernementale, spécialisée dans les opérations de secours d’urgence et de sauvetage lors de catastrophes naturelles ou humaines.
Une projection vidéo consacrée aux interventions du groupe en France et à l’étranger a permis aux participants de mieux appréhender ses méthodes de travail, ses capacités opérationnelles et les moyens déployés pour porter assistance aux populations sinistrées.
Les discussions ont ensuite porté sur les possibilités de collaboration avec les structures congolaises compétentes, notamment dans le domaine de la protection civile. Le partage d’expérience, le transfert de compétences et le renforcement des capacités nationales ont été identifiés comme des axes à approfondir.
Au terme des échanges, deux pistes prioritaires ont été évoquées : le développement d’un partenariat avec la Protection civile congolaise et la formation du personnel diplomatique aux gestes de premiers secours.
À ce sujet, Rodolphe Adada a insisté sur la nécessité de concrétiser le projet de formation des agents de l’ambassade. L’objectif est de leur permettre d’acquérir les connaissances nécessaires pour réagir efficacement face aux situations d’urgence, aussi bien dans l’exercice de leurs fonctions que dans leur vie quotidienne.
La Likouala au centre des préoccupations
En marge de la rencontre, sous forme d’interview à la presse, Thierry Velu a fait part de sa préoccupation face aux inondations en cours dans le département de la Likouala, au nord-est du Congo. Il s’est déclaré favorable à une éventuelle mobilisation des équipes de secours, sous réserve de la formalisation de la demande, de l’évaluation des besoins et de la définition des modalités opérationnelles d’une intervention.
Cette perspective souligne l’intérêt d’une coordination entre les acteurs humanitaires et les structures nationales compétentes afin de mieux répondre aux besoins des populations affectées par les catastrophes.
Fondé en 1999, le Groupe de secours catastrophe français est spécialisé dans les secours d’urgence et les opérations de sauvetage. Son expérience en France et à l’étranger pourrait contribuer au renforcement des capacités des intervenants congolais, dans le cadre d’un partenariat dont les contours restent à préciser.
Pour l’ambassade du Congo en France et le GSCF, l’enjeu est désormais de définir les actions prioritaires et les conditions de leur mise en œuvre. La formation aux premiers secours, le partage d’expérience et le rapprochement avec les services nationaux de protection civile constituent les principales pistes évoquées.
La rencontre s’est achevée par un échange de présents, une photo de famille et un moment de convivialité entre les participants.











