La représentation des Nations Unies en République du Congo a célébré le 30 octobre à Brazzaville, le 81e anniversaire de l’organisation mondiale. L’événement, qui s’est tenu en présence des représentants du gouvernement, du corps diplomatique, du secteur privé et de la société civile a permis de revisiter les réalisations de l’année 2025 et de présenter les grandes orientations du prochain cycle de coopération 2027-2031 avec le Congo.
Dans leurs allocutions, les deux parties représentées respectivement par le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Abdourahamane Diallo et le gouvernement congolais par la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, ont rappelé les objectifs fondamentaux de l’organisation, tels que définis par la Charte des Nations Unies entrée en vigueur le 24 octobre 1945 pour « la paix, la sécurité, le développement et les droits humains dans le monde entier », soulignant que l’ONU demeure le seul espace où l’ensemble des États membres ont la même voix, « un cadre essentiel face aux guerres et aux conflits qui persistent dans le monde », a déclaré le coordonnateur résident du Système des Nations Unies.
Le représentant des Nations Unies a également insisté sur la nécessité pour son organisation de se réinventer pour être plus efficace, plus proche des populations, à la hauteur du XXIe siècle et des transitions climatiques et technologiques. Il a cité l’intelligence artificielle comme un domaine où l’institution offre des plateformes de dialogue pour que les États s’accordent sur des règles communes. « L’humanité n’a d’avenir que si nous œuvrons ensemble pour faire progresser la paix, le développement et les droits humains », a souligné le Secrétaire général, Antonio Guterres dans son discours lu par le coordonnateur. IL a appelé à « réaffirmer les valeurs qui ont donné naissance à l’ONU à savoir le dialogue plutôt que la division, la coopération plutôt que la confrontation, la solidarité plutôt que la peur ».
La République du Congo, membre de l’ONU depuis 1960, est reconnu, selon le coordonnateur, comme « l’un des plus fervents avocats et défenseurs du multilatéralisme », a-t-il dit, rappelant cependant que cette plateforme est aujourd’hui « en danger », car certains États membres réduisent leurs contributions. Il a salué le rôle du Congo dans l’adoption par l’Assemblée générale de la Décennie mondiale pour le boisement et le reboisement 2027-2036.
Les résultats concrets dans tous les secteurs
Les données présentées lors de la cérémonie ont témoigné de l’importance des interventions onusiennes en 2025 notamment dans le domaine de la santé, où par exemple les programmes nutritionnels ont permis de traiter des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère, avec un taux de guérison de 95 %. Plusieurs femmes et adolescentes ont bénéficié de services essentiels de santé reproductive. Dans l’éducation, de nombreux élèves ont reçu des repas scolaires réguliers, et plusieurs enseignants ont été formés aux technologies éducatives.
Dans le domaine de la gouvernance, des agents d’état civil et magistrats ont été formés pour renforcer l’enregistrement des naissances et l’appui à la diversification économique a permis à 3 000 jeunes, dont 60 % de femmes, d’accéder à des opportunités d’insertion professionnelle.
Une coopération dans la continuité
Le nouveau cadre de coopération entre le Congo et les Nations Unies, validé les 28 et 29 octobre 2026, s’articulera autour de trois priorités : la transformation économique et la valorisation du capital naturel, le développement du capital humain et l’inclusion sociale, ainsi que la gouvernance et l’efficacité de l’action publique. Ce cadre s’aligne sur le Plan national de développement 2027-2031 et sur la vision Congo 2063. « Notre vision commune est de contribuer à la construction d’un Congo plus prospère, plus inclusif, plus résilient et plus équitable, où chaque femme, chaque homme, chaque jeune, chaque personne vivant avec un handicap et chaque enfant peut réaliser pleinement son potentiel », a indiqué le coordonnateur du système des Nations Unies.
La ministre a exprimé la gratitude du Congo envers l’ensemble du système des Nations Unies pour son « appui multiforme aux efforts de développement durable du gouvernement, en dépit des contraintes budgétaires ». Elle a réaffirmé l’engagement du pays en faveur de la paix, du développement durable et de la protection de l’environnement, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies, réitérant également la position commune africaine en faveur d’une représentation équitable de l’Afrique au Conseil de sécurité. Par ailleurs, elle a annoncé le lancement de la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement prévu le 6 novembre à Brazzaville, en présence du président de l’Assemblée générale de l’institution.











