Le ministre des Industries minières et de la géologie, Urbain Fiacre Opo, met à exécution la loi en matière d’exploitation minière qui doit s’imposer à tous. Il a séjourné dans le département de la Bouenza, où il s’est entretenu avec les autorités préfectorales et le président directeur général du groupe Soremi. L’objectif de cette descente, s’enquérir des conditions d’exploitation des polymétaux sur les sites relevant du périmètre de la société Soremi. Bien auparavant, le ministre des Industries minières et de la géologie, a séjourné dans le département du Pool.
Sans prévenir la direction générale de la société Soremi, le ministre des Industries minières et de la géologie, Urbain Fiacre Opo, a effectué une descente surprise au sein de cette société. Par cette visite surprise, Urbain Fiacre Opo, a voulu constater lui-même avec son équipe e qui se passe sur le terrain. Sitôt arrivé, le ministre assisté de son équipe et du préfet du département de la Bouenza, Marcel Nganongo, s’est entretenu avec la direction de la société Soremi, avec à sa tête, le président directeur général(PDG), Dean Graig, pour connaître réellement quels sont les problèmes que minent cette société. Et surtout le plus important était de s’assurer de la manière dont les responsables de la société Soremi sont en train de mettre en œuvre les mesures pour le redémarrage des installations de la production d’une manière générale. Sans porter les gans et de manière directe, le ministre a demandé à la direction générale où est-ce qu’elle en est avec la mise en œuvre des mesures qui permettent de redémarrer les machines? Au cours de cette séance de travail, le ministre a annoncé aussi la descente sur le terrain pour essayer de visiter là où sont les exploitants.
Pour sa part, le PDG du groupe Soremi M. Dean Graig, s’est dit très content de cette visite surprise, bien que l’inspecteur général des mines, avait effectué une visite un jour avant. Avant d’annoncer que les choses avancent à leur niveau. A l’issue de la brève présentation de la situation par le PDG de Soremi, le ministre des Industries minières et de la géologie, s’est rendu sur les sites de Yanga Koubenza dans le district de Mfoati et de Boko Songo dans le district éponyme pour constater les violations présumées du périmètre de Soremi; un vaste périmètre d’exploitation des polymétaux qui suscite la convoitise de plusieurs sociétés dont les activités empiètent sur le périmètre opérationnel de la Soremi. Cette société qui a été autorisée à encadrer les exploitants artisanaux utilise fort malheureusement d’engins et d’explosifs prohibés par la réglementation en vigueur. Une pratique qui menace l’activité minière, artisanale, allant à l’encontre des interdictions édictées par l’Etat.
Des sociétés utilisant des engins prohibés rappelées à l’ordre
Le ministre des Industries minières et de la géologie, a fait observer que si depuis le premier jour, ils ont commencé des échanges avec la société Soremi, c’est parce que l’un des objectifs principaux c’était de s’assurer que cette société est en train de mettre tout en œuvre pour relancer les activités de production. «C’est ce que nous avons constaté au cours du point que nous avons eu à faire avec la société et qui nous a rassuré que tout est mis en œuvre pour que d’ici fin décembre l’usine soit relancée. A cette occasion Soremi nous a également fait part des difficultés qu’elle a sur le terrain, notamment les artisans qui ont envahi son site. Il n’y a pas que les artisans il y a aussi des sociétés minières qui ont des autorisations et qui travaillent sur sa zone. On a voulu aussi vérifier l’effectivité de la non utilisation des engins dans des sites miniers puisque nous avons pris la note interdisant l’utilisation des engins sur le terrain, parce que la plupart sinon toutes les autorisations qui ont été délivrées c’étaient d’organiser les artisans. Et donc ils avaient des autorisations pour réaliser une exploitation artisanale qui n’utilise donc pas des gros engins pour l’exploitation», a-t-il expliqué.
Et pourtant au cours de cette descente de terrain, le ministre a fait un double constat. Si certaines sociétés se sont conformées à la réglementation en renonçant à l’utilisation des engins interdits, d’autres par contre continuent de violer la réglementation en vigueur. «Nous sommes passés dans certains sites, cette mesure a été respectée, dans d’autres nous avons constatés encore la présence des engins. Nous invitons donc ces sociétés qui ont encore leurs engins sur le terrain à les retirer rapidement pour permettre que nous observons cette mesure. Pour le reste, nous allons continuer nos échanges avec la société Soremi. Nous allons aussi convier au moment opportun les sociétés qui ont reçu les autorisations pour échanger avec elles. Nous verrons quelles sont les mesures que nous pourrons prendre pour que les choses se passent en toute quiétude ici», a fait savoir le ministre. Devant cette anarchie, le ministre des Industries minières et de la géologie, a recadré l’un des responsables des sociétés qui exploitent dans le périmètre de Soremi sans avoir un permis d’exploitation.
Notons que le séjour de travail dans le département de la Bouenza intervient après celui du département du Pool, où le ministre des Industries minières et de la géologie a effectué une descente à Kinkala et à Mindouli, où il a réglé le différent minier qui opposait les exploitants artisanaux à la société Baochie.











