Le Pool énergétique d’Afrique centrale (PEAC) entend élargir le projet de la Boucle de l’amitié énergétique à d’autres pays de la sous-région. Cette initiative était au cœur de la rencontre, le 5 novembre à Brazzaville, entre le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, et une délégation de cette institution communautaire, conduite par son président du Comité de direction, Rui Pereira Do Amaral Gourgel. Le renforcement de l’intégration énergétique inclut également le projet du barrage hydroélectrique de Chollet, d’une capacité attendue de 600 MW.
Face aux difficultés persistantes en matière d’accès à l’électricité et de sécurisation de leur approvisionnement auxquelles sont confrontés les pays de la sous-région, le PEAC veut accélérer la mise en œuvre de projets communs. Parmi ceux-ci figure la Boucle de l’amitié énergétique, une initiative qui ambitionne de connecter les réseaux électriques de plusieurs États afin de faciliter les échanges d’énergie. Initialement envisagé entre la République du Congo, l’Angola et la République démocratique du Congo (RDC), le projet de la Boucle de l’amitié énergétique pourrait bientôt s’ouvrir à d’autres pays de la sous-région.
Le président du Comité de direction du PEAC, Rui Pereira Do Amaral Gourgel, est venu faire le point sur l’initiative avec le ministre Bruno Jean Richard Itoua. Une démarche qui fait suite à leur précédente rencontre, en juillet dernier, au cours de laquelle la nécessité d’élargir cette initiative régionale avait été soulignée. « Au dernier rendez-vous, nous avons abordé la nécessité d'élargir le grand projet du lien d'amitié entre l'Angola, le Congo et la RDC au reste de la sous-région », a-t-il indiqué, ajoutant que des contacts ont été établis avec plusieurs responsables gouvernementaux qui auraient déjà exprimé leur intérêt à intégrer le projet.
Pour franchir une nouvelle étape, le PEAC souhaite désormais obtenir la tenue d’une réunion ministérielle consacrée à cette question. Celle-ci devrait être préparée par le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, qui dispose des prérogatives nécessaires pour réunir les ministres concernés. Brazzaville ou Libreville pourrait accueillir cette rencontre. Dans cette dynamique, la République du Congo, abritant le siège du PEAC, est appelée à jouer un rôle déterminant. Rui Pereira Do Amaral Gourgel n'a d'ailleurs pas manqué de souligner l'importance de l'engagement du ministre congolais de l'Énergie et de l'Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, dans la concrétisation de cette ambition commune.
Outre la Boucle de l’amitié énergétique, le projet hydroélectrique de Chollet constitue un autre chantier majeur pour la République du Congo et ses voisins. Implanté sur la rivière Dja-Ngoko, à cheval sur la frontière entre le Cameroun et la Sangha, cet ouvrage binational affiche une capacité de production prévisionnelle de 600 MW. Hormis son importance pour les deux pays directement concernés, il présente un intérêt pour l'ensemble de la sous-région. La République centrafricaine et le Gabon pourraient également bénéficier des perspectives d'interconnexion offertes par cette infrastructure.
Pour le responsable du PEAC, Chollet et la Boucle de l'amitié énergétique sont deux projets complémentaires. Le premier doit contribuer à renforcer les capacités de production électrique, tandis que le second permettra de mettre en réseau les ressources énergétiques des différents États participants. « Chaque pays aura à fournir la production qu'il dispose », a expliqué Rui Pereira Do Amaral Gourgel, insistant sur le principe de solidarité et de complémentarité entre les pays membres.











