Ce regroupement politique s’est écarté de la ligne qu’il s’est tracé à sa création, estime le patron du Front populaire de l’opposition, une nouvelle plateforme créée dans le but de barrer la route à toute tentative de révision constitutionnelle.
L’opposition républicaine initiée dans la foulée des concertations nationales dont elle fut un des fervents défenseurs, traverse une mauvaise passe. Les querelles intestines auxquelles se livrent ses membres se sont corsées au point de rendre quasi impossible toute tentative de réconciliation. La division est à ce jour consommée entre les partisans de Léon Kengo wa Dondo, l’autorité morale contestée de la plate-forme, et Lisanga Bonganga, ancien modérateur et initiateur du Front populaire de l’opposition. Ce dernier ne rate plus une seule occasion pour vilipender le président du Sénat pour l‘avoir embarqué dans une aventure sans issue à travers les concertations nationales dont les acquis, estime-t-il, sont en passe d’être bradés aujourd’hui. « Cette structure s’est muée en un conglomérat incongru des mobutistes nostalgiques et avides du pouvoir pour le pouvoir et constitue aujourd’hui un appendice de la majorité présidentielle chantre de la révision constitutionnelle. Ce qui ternit l’image de l’opposition politique congolaise », a fait observer, lors d'une récente intervention médiatique, Lisanga Bonganga entré en dissidence depuis deux mois contre son mentor, Léon Kengo.
Le fait que ce dernier et une frange d’opposants à sa solde appuient le projet de la révision constitutionnelle caressé par la majorité au pouvoir est perçu comme une trahison par Lisanga Bonganga qui conclu à l’autodissolution de l’Opposition républicaine. Et pour cause : ses animateurs se sont totalement écartés de l’objet et de la mission à la base de la création de cette plate-forme. « Cette structure s’est muée en un conglomérat incongru des partis, des personnalités et des regroupements politiques révisionnistes de la constitution », a lancé Lisanga Bonganga tout en taxant d’opportuniste révisionniste tout individu ou groupe d’individus qui continuerait à se réclamer de l’opposition républicaine. Les attaques du président du Front populaire de l’opposition sont cependant nuancées par les partisans de Léon Kengo wa Dondo qui lui dénient la qualité de dissoudre leur regroupement dont il a par ailleurs été exclu. Les élucubrations de Lisanga Bonganga, à en croire Gaston Dido (un proche de Léon Kengo), sont sans fondements puisque l’o










