Le commissaire européen en charge du développement, Andris Piebalgs, a estimé, dans une déclaration récente, que « stabilité et aide au développement sont les deux faces d’une même pièce ». Il a indiqué que la Commission européenne affectera de plus en plus son aide au développement aux Etats en conflit
Pour la première, l’Onu a décrété l’état d’urgence humanitaire de niveau 3, soit la catégorie la plus élevée dans l’échelle de la crise humanitaire, pour quatre pays. Il s’agit de l’Irak, du Soudan du Sud, de la Syrie et de la Centrafrique. Pour Andris Piebalgs, « le monde est en train de changer, un certain nombre de pays font des progrès en matière de développement et réformes démocratiques. D’autres en revanche sombrent dans la violence, la pauvreté et le sous-développement ».
Il a regretté que l’engagement de l’Union européenne (UE) dans les pays en conflits et fragilisés soit « entrain de devenir la règle et non l’exception ». Il a appelé à une aide rapide et efficace aux réfugiés et aux personnes déplacés dans ces quatre pays, l’Irak, la Libye, le Soudan du Sud et la Centrafrique, et que cette aide soit prise en considération dans la perspective d’une stratégie à plus long terme de l’aide au développement.
La nouvelle commission européenne devrait privilégier la prévention des conflits à l’envoi d’aide humanitaire, bien que plus coûteuse et moins efficace, selon un rapport d’un groupe de réflexion. En effet, la prévention des conflits permettrait d’économiques des financements en matière d’aide au développement.
Pour le rapport, « l’UE doit renforcer son leadership afin de garantir la stabilité et la croissance économique au niveau national et les questions internationales doivent être abordées de front. L'Europe ne prospèrera que dans un monde prospère », a déclaré le directeur exécutif de l’ODI.
Environ 1,5 milliard de personnes au Moyen-Orient, en Afrique et dans le voisinage européen subiraient de plein fouet les conflits locaux.










