Suite à l’assassinat d’un officier de la police camerounaise par un élément de la Séléka, les autorités camerounaises ont fermé leur frontière terrestre avec la République centrafricaine (RCA), a-t-on appris de source officielle
L’officier de police Félix Dalle Ngando, chef du poste frontière de Toktoyo, a été abattu dans la nuit du 19 au 20 août après une altercation avec le lieutenant Hassan, identifié comme appartenant à la Séléka, « un élément égaré ». Cet acte isolé a amené le gouverneur de la provenance de l’Est, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, a tempérer les ardeurs. « Il n’y a pas de guerre entre le Cameroun et la Centrafrique », a-t-il déclaré, tout en appelant les populations de la région à la vigilance et aux commerçants qui avaient fermé boutique à rouvrir leurs échoppes.
Ce drame s’ajoute cependant à de multiples exactions avérées imputées à des éléments de la Séléka du côté camerounais de la frontière, qui avaient déjà coûté la vie à un fonctionnaire des impôts au poste de contrôle de Garoua-Boulaï. Le climat reste à l’apaisement. Le Cameroun ayant pris part récemment à la célébration des 53 ans d’indépendance de la RCA, et à l’intronisation du président centrafricain, Michel Djotodia.
La RCA, ne disposant pas façade maritime, utilise le tronçon routier camerounais pour acheminer ses importations et ses exportations au port de Douala.










