Tous les 24 mars et 1er décembre de chaque année, le monde se mobilise respectivement contre la tuberculose et le VIH/Sida. Cette lutte est confrontée aujourd’hui à des difficultés majeures. Il faut cependant, recommande l’OMS, faire encore beaucoup d’efforts pour donner accès à des soins de qualité et lever les obstacles liés au sexe, à l’âge, au type de la maladie, à l’environnement social ou à la capacité de payer.
Ainsi, la co-infection par mycobacterium tuberculosis (bacille de Koch) et le VIH (TB/VIH), notamment en Afrique, et les tuberculoses à bacilles multi- résistants (UR) dans toutes les régions, rendent les activités de lutte encore plus complexes et exigeantes. Plusieurs groupes à risque requièrent une attention particulière. Les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose doivent relever ces défis en ciblant leurs efforts et en adaptant des méthodes sur mesure.
Le VIH et la tuberculose, qui accélèrent mutuellement leur progression, forment une association meurtrière. La tuberculose est une cause majeure de mortalité chez les VIH-positifs. Elle est responsable de 13% environ des décès par sida dans le monde. En Afrique, par exemple, le VIH est le principal déterminant de la hausse de l’incidence de la tuberculose observée ces dix dernières années.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires internationaux ont formé le Groupe de travail tuberculose/VIH, qui élabore une politique mondiale pour lutter contre la tuberculose liée au VIH et conseille sur la manière dont ceux qui combattent les deux maladies peuvent lutter ensemble.
Ainsi, l’OMS préconise pour les activités conjointes de lutte contre la tuberculose et le VIH, quelques objectifs distincts contenus dans un guide fait d’une compilation de recommandations, qui est une version intérimaire publiée depuis 2004. Ces objectifs sont entre autres, la mise en place et renforcement des mécanismes pour la prestation de services intégrés tuberculose et VIH, la réduction de la charge de la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH et commencement rapide du traitement antirétroviral, et enfin la réduction de la charge due au VIH chez les personnes présumées tuberculeuses et celles diagnostiquées tuberculeuses.
Guide de suivi et d’évaluation des activités conjointes tuberculose/VIH
La propagation rapide de l’épidémie due au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) dans beaucoup de pays a entraîné une augmentation tout aussi spectaculaire du nombre estimatif de nouveaux cas de tuberculose. Le nombre de personnes co-infectées par ces deux pathologies continue d’augmenter même dans les pays dotés de programmes nationaux de lutte antituberculeuse bien organisés qui appliquent l’approche DOTS-ensemble de mesures essentielles sur lesquelles se fonde la Stratégie Halte à la tuberculose.
A l’évidence, cette stratégie n’est pas suffisamment mise en œuvre pour lutter contre l’épidémie tuberculeuse dans les pays où celle-ci est aggravée par le VIH, d’où la nécessité pour ces programmes d’accorder une grande importance à la lutte contre l’infection à VIH.
Signalons que cette nouvelle version du guide a été actualisée pour rendre compte de l’expérience de terrain plus poussée en matière de suivi et pour harmoniser les indicateurs avec les modèles révisés d’enregistrement et de notification des cas de tuberculose et de VIH, recommandés par l’OMS. Elle est destinée aux responsables des politiques au sein des ministères de la santé ainsi qu’à d’autres institutions et parties prenantes ayant un impact sur la santé.










