Une réception a été organisée en son honneur au grand hôtel Kinshasa en présence des députés, des ambassadeurs accrédités en RDC et autres personnalités.Une réception a été organisée en son honneur au grand hôtel Kinshasa en présence des députés, des ambassadeurs accrédités en RDC et autres personnalités.
La représentante de l’Unicef en RDC, Barbara Bentein quitte non seulement l’Unicef-RDC parce qu’elle est arrivée fin mandat mais aussi la famille onusienne, en l’occurrence l’Unicef parce qu’elle a pris sa retraite. C’est le jeudi prochain, qu’elle va effectivement quitter la RDC pour son pays, la Belgique pour s’occuper, comme elle l’a souligné dans son intervention de mon mari et mes enfants, ‘’ que j’ai trop négligés et qui m’ont soutenue sans faille’’.
Barbara Bentein quitte la RDC avec un grand sentiment d’optimisme. La paix, soutient-elle, a aujourd’hui plus de chances que jamais dans ce beau pays et les dividendes de la paix couplées aux dividendes de la croissance économique pourront, je suis confiante, servir à augmenter les ressources très nécessaires pour le renforcement des services sociaux de base et la réalisation des droits des enfants. ‘’Les récents succès du gouvernement et du pays attireront de nouvelles ressources et investissements dont le pays a tant besoin pour relever les énormes défis qui restent’’, affirme –t-elle.
Ayant travaillé 30 ans au sein de l’Unicef pour la cause des enfants, pour ce qui est de la RDC, Barbara Bentein a d’abord œuvré pour la même cause en RDC, alors zaïre de 1990 à 1993 comme au sous- bureau de l’Unicef pour les Kasaï-Occidental et oriental. Et pour la seconde et la dernière fois de sa carrière, comme représentante de l’Unicef en RDC de 2011 à 2014.
Parlant du mandat de l’Unicef, Barbara Bentein a rappelé que le mandat de cette institution onusienne est non seulement exigeant mais aussi formidable
« Le mandat de l’Unicef est avant tout un mandat très exigeant. Vous le savez sans aucun doute, l’enfance n’attend pas. Si vous êtes privés de vos droits pendant votre enfance, il y a de forts risques que vous ne le rattraperez jamais, que les dommages soient irréversibles. Travailler pour la cause de l’enfance, tout en sachant que, malgré tout ce que vous êtes en train de faire, ce n’est pas assez ».
Il y a toujours des enfants qui meurent, laisse t- elle entendre, non pas parce que nous ne savons pas quoi faire, mais parce que collectivement nous n’avons pas encore fait assez pour arrêter ce gâchis terrible. Savoir qu’il a encore trop d’enfants qui ne vont pas à l’école, parce que collectivement nous n’avons pas encore réussi à leur garantir ce droit. Je peux vous assurer que cela pèse et le noble mandat devient parfois fardeau. Et donc non, cela n’a pas toujours été facile de travailler pour l’UNICEF.
En même temps, renchérit-t-elle, c’est formidable et une grande satisfaction que de pouvoir contribuer à arracher des victoires sur la mort prématurée des enfants grâce à la mise à disposition des interventions efficaces en santé et nutrition, et sur l’ignorance grâce à la scolarisation des enfants.
Pour ce qui est de la situation des enfants en RDC, Barbara Bentein reconnait que des efforts louables ont été entrepris par le gouvernement. ‘’ Il y a tout d’abord un leadership sans précédent du gouvernement dans les secteurs sociaux : des budgets et des dépenses qui augmentent et pour la première fois des investissements conséquents sur budget propre du gouvernement dans les secteurs de la santé et de l’éducation à travers entre autres les projets PESS et PRISS. Les résultats qui sont rapportés par de récentes études et enquêtes en témoignent : 30 pour cent de réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans depuis 2007, et 95 pourcent des enfants de chaque cohorte qui entrent à l’école, pour ne mentionner que ces deux chiffres paradigmatiques ».











