Le deuil provincial décrété en mémoire de l’illustre disparu par le gouverneur intérimaire, Michel Liyele wa Liyele, a débuté le 15 décembre 2014, plongeant de nouveau la province dans le stress de l’élection dans les délais légaux d’un quatrième gouverneur de l’Equateur depuis 2006.
Entré en fonction en juin 2013, l’arrivée de Louis Alphonse Koyagialo Ngbase te Gerengbo a mis fin à plusieurs mois de crise entre l’exécutif et l’assemblée provinciale de l’Equateur. Mais moins d’un mois après l’investiture de son gouvernement, il est obligé de quitter Mbandaka pour une longue hospitalisation en Afrique du sud. Mais il a eu le temps d’initier un programme ambitieux de développement de la province, sans pouvoir vraiment l’exécuter. En dépit d’une apparition publique après une longue absence dans sa province, l’état de santé de Koyagialo ne s’est pas vraiment amélioré, et les rumeurs les plus folles continuaient à circuler.
Certains analystes politiques lui reprochaient même d’avoir accepté d’assumer des lourdes charges avec une santé déjà fragile à cause du poids de l’âge. Mais c’était sans connaitre la ténacité de l’homme qui n’a pas hésité à se présenter à la sénatoriale au Nord-Ubangi pour le compte du PPRD. Il a connu une carrière politique riche, et gravi quasiment tous les échelons jusqu’à sa plus haute fonction politique en tant que Vice-premier ministre et ministre des Postes, téléphone et télécommunications au sein du gouvernement qui a reçu la responsabilité historique de veiller à la réussite des scrutins de novembre 2011. Koyagialo a connu également une longue expérience dans l’administration et la territoriale. Il a commencé ses premiers pas en politique en tant que conseiller au ministère des Affaires étrangères.
Comme il aimait le dire, pour lui, la vie politique s’est résumée en un seul mot : idéal. Il a gardé du politique l’image d’un homme incontournable qui a une responsabilité fondamentale dans la vie en société et qui ne doit pas mûrir l’ambition de faire la politique pour devenir riche. Il l’a compris en assumant les fonctions de conseiller au ministère des Affaires étrangères. Il a été au contact avec des handicapés, des personnes de troisième âge, des orphelins et des démunis. Issu d’une famille modeste, il s’est dit favorable à une politique qui aide les enfants démunis à moins ressentir la fracture sociale.
Le politique, disait-il, devait rendre les autres heureux, résoudre leurs problèmes quotidiens, améliorer leurs conditions de vie et leur environnement. C’est le sens de ses engagements en politique. Koyagialo a gagné ses galons dans la territoriale, en homme de terrain. A Likasi, en tant que commissaire sous-régional, il a fait un effort de garder la ville propre. Il a également fourni un effort pour faciliter l’accès à l’eau potable. De ce contact avec les réalités du Congo profond, il en a gardé une ultime conviction : « On peut finalement affronter les réalités difficiles des Congolais ». Alphonse Koyagialo est décédé le dimanche 14 décembre 2014 en Afrique du sud.










