Dialogue politique inclusif : les parties du centre et la société civile lance la chasse

Samedi, Décembre 20, 2014 - 14:00

La dynamique pour la convocation d’un dialogue national inclusif a été mise en place, le 20 décembre à Brazzaville. Le but est de favoriser l’adhésion massive à cette initiative, tant des partis politiques que de l’ensemble des congolais.

Le groupement des partis du centre, le Rassemblement pour la démocratie et le développement, ainsi que l’Association des droits de l’homme et de l’univers carcéral se mobilisent pour affiner le processus démocratique et consolider la démocratie. Vu l’urgence, cette dynamique invite le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso à convoquer, dans l’intérêt supérieur de la nation, un dialogue politique inclusif. Selon leur conception, ce dialogue politique aura pour mission de cimenter la cohésion et l’unité nationale, d’ouvrir une réflexion et de clarifier les divergences politiques et, de renforcer l’entente cordiale et de consolider le processus démocratique. Il devra également s’atteler à mettre en œuvre, dans l’apaisement, les réformes politiques avant les futures élections présidentielles.

« Cette année a été fortement marquée par le débat sur la Constitution du 20 janvier 2002. Nous avons eu l’idée de convier l’ensemble de la classe politique à l’apaisement, au dialogue et au consensus pour préserver la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale à travers l’Initiative nationale pour l’apaisement (INA) », a déclaré le président de l’INA, Bokamba Ya Ngouma. Au passage, il a salué l’adhésion des uns et des autres à cette initiative « salutaire ». Persuadé que le dialogue demeure la chose la mieux partagée par les dirigeants politiques du Congo.

Le président du Front uni des républicains congolais (Furc), Raymond Timothée Mackitha est, pour sa part, revenu des deuils et des évènements tragiques qu’a connus le Congo. « Aujourd’hui l’horizon s’assombrit à nouveau. Il est urgent de prévenir, d’exorciser l’éventualité d’un autre chemin de croix ». Pendant cette période de tourmente, dit-il, nous reprenons notre bâton de pèlerin pour appeler à l’éveil de nos sentiments patriotiques. « Il s’agit de sauver la paix par le dialogue en organisant une discussion sans préalable et sans tabou dans le respect mutuel des personnes, des opinions. C’est l’unique voie qui nous ait offerte pour surmonter nos divergences et aboutir à des convergences salutaires. Ensemble, nous pourrons sauver la démocratie et la paix, aspiration profonde des congolais dans leur ensemble », a soutenu Raymond Timothée Mackitha.

Dans le même cadre, l’Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral (Adhuc), ayant également pour mission de promouvoir la bonne gouvernance, la démocratie et la paix, par la voix de son président Loamba Moké, a cité l’article de la Constitution du 20 janvier 2002 qui stipule que « La République du Congo est un état souverain, indivisible, laïc, social et démocratique », avant de rappeler, lui aussi, les évènements qui ont secoué le pays. « La question de l’avenir politique de notre pays se pose avec acuité. C’est dans ce contexte que l’Adhuc sans être partisan d’une tendance politique donnée propose le respect des règles démocratiques et le respect des principes fondamentaux des droits humains », a affirmé Loamba Moké.

Ainsi les partis et groupements politiques du centre invitent l’ensemble des congolais à soutenir l’initiative du dialogue afin qu’au bout du compte il n’y ait aucun perdant et qu’il n’y ait qu’un vainqueur, le peuple congolais. Les partis ralliés à cette cause signeront, dans les prochains jours, un manifeste pour la convocation d’un dialogue politique inclusif.

Josiane Mambou Loukoula
Légendes et crédits photo : 
les représentants des partis politiques