Il est vrai que des progrès ostensibles ont été réalisés depuis la promulgation par le Chef de l’Etat le 10 janvier 2009 de la loi portant protection de l’enfant. Mais six ans après, l’Unicef note que l’application effective de cette loi reste mitigée.Il est vrai que des progrès ostensibles ont été réalisés depuis la promulgation par le Chef de l’Etat le 10 janvier 2009 de la loi portant protection de l’enfant. Mais six ans après, l’Unicef note que l’application effective de cette loi reste mitigée.
Des progrès incontestables ont été réalisés au niveau des droits à la survie, à l’éducation et à la protection de l’enfant depuis l’adoption et la promulgation le 10 janvier 2009 de la loi portant protection de l’enfant en RDC.
En terme des progrès, la récente Etude Démographique et de Santé (EDS 2013-2014) révèle, notamment, une baisse de 30% de la mortalité des enfants de moins de cinq ans, de cent quarante-huit pour mille naissances vivantes en 2007 à cent et quatre pour mille aujourd’hui.
Pour ce qui est de l’éducation, le taux de fréquentation scolaire au primaire a progressé de 75% en 2010 à 81% en 2014, avec une quasi-parité entre filles et garçons. Malgré ces progrès, fait remarquer l’Unicef, des millions d’enfants, fait savoir l’Unicef, sont toujours victimes de la violation de leurs droits. Et ces réalisations sont réparties de manière inégale et restent insuffisantes.
C’est pourquoi, le Représentant de l’UNICEF en RDC, Pascal Villeneuve lance un appel à tout le monde pour travailler en synergie en vue de garantir les droits des enfants. « Ensemble, nous devons joindre nos forces pour que tous les enfants, en particulier les plus vulnérables, bénéficient de services de base de qualité et de toutes les mesures appropriées permettant de garantir leurs droits », a-t-il déclaré.
La mise en application de la loi portant protection de l’enfant fait face à plusieurs défis dont l’ignorance des dispositions de ladite loi, la lutte contre les pesanteurs culturelles, de l’absence de certaines mesures d’accompagnement de la mise en œuvre de cette loi, de l’absence d’institutions de placement des enfants en conflit avec la loi combiné avec la non-application de peines non-privatives de liberté pour les enfants en conflit avec la loi, de l’impunité et de la persistance des arrangements à l’amiable en cas de viol. L’Unicef pense que la synergie d’interventions et un appui supplémentaire sont nécessaires pour endiguer ces multiples défis.
La loi portant protection de l’enfant a contribué à l’harmonisation du cadre légal congolais avec la Convention internationale relative aux droits de l’Enfant. Elle précise l’ensemble des droits dont est porteur - sans aucune discrimination - chaque enfant et introduit des innovations importantes relatives à la protection générale, sociale, judiciaire et pénale. En ce qui concerne la protection sociale, la loi a
mis en place des mécanismes de protection des enfants vulnérables. S’agissant de la protection judiciaire, cette loi a permis l’installation de 16 premiers tribunaux pour enfants, ainsi que l’utilisation de mesures non privatives de liberté et de diversion pour les enfants en conflit avec la loi.










