La pomme de discorde étant l’étendue de terre se trouvant à Kounda, au Kouilou. Selon les affirmations obtenues auprès de cette famille, le ministère des Affaires foncières ne semble pas reconnaître ce patrimoine terrien comme appartenant à la famille Tchimboussi Sesse.
La famille Tchimboussi Sesse affirme que cette partie de terre lui appartient légitimement et légalement. Avec une reconnaissance par les populations et même les autorités publiques de Pointe-Noire et du Kouilou. Antoine Yoba, chef de terre de la famille, s’insurge contre la destruction des panneaux de bornage. limitant la partie qui avait été achetée légalement par certains acquéreurs auprès d’eux en l’occurrence « Maisons sans frontières ». Cette société immobilière qui selon l’orateur, depuis qu’elle est installée au Congo a déjà fait ses preuves en matière de logements modernes à Pointe-Noire en accompagnant la mise en œuvre du programme de société du président de la République, le Chemin d’avenir, mais cela ne semble pas marqué certains départements ministériels. Ladite zone, située à Kounda, qui hier, était une plaine au relief difficilement accessible est en train d’être transformée progressivement, car lorsque « Maisons sans frontières » a acquis une certaine limitation de la zone, elle a ouvert et remblayé la route et construit le pont. Cette zone d’intérêt économique, car identifiée comme zone économique spéciale et sur ce site seront construits par « Maisons sans frontières » des logements modernes devant abrité les travailleurs qui y exerceront au lieu qu’ils soient domiciliés à Pointe-Noire.
S’il est question de déguerpissement, il faut suivre la procédure normale, a signifié Antoine Yoba, qui ne s’oppose pas à cela, mais pas deux poids deux mesures, car en tant que propriétaire foncier, reconnaît avoir été recensé et la famille verse les droits à la Conservation et a fourni même auprès de la Commission la liste de ses acquéreurs. Il faut tout de même reconnaître que « Maisons sans frontières » a souligné l’orateur, a en bonne et du forme acheté sa partie auprès de deux familles terriennes, Tchimboussi et Tchissengedi, encore que cette société immobilière est dans ses droits tout à fait conformes parce qu’elle a même un morcellement du titre-mère.
Le notaire maître Prospère Moutsouka quant à lui, s’interroge sur de tels agissements du ministère des affaires foncières lorsqu’il semble nier la légitimité et la légalité du titre foncier de la famille Tchimboussi Sesse Antoine Yoba, et pourtant la zone où est érigé le péage de Lemba avait été vendue à l’Etat par cette même famille terrienne, et cela n’a soulevé aucun problème. Alors pourquoi lorsqu’il s’agit d’autres acquéreurs qui ont acheté auprès de cette famille, les problèmes naissent, donc il s’agit là d’un faux débat, a martelé le notaire.
Soulignons que l’arbre généalogique de la famille Tchimboussi en la hiérarchie du commandement de ladite partie de terre remonte depuis 1877, Ya chef Mani-Loembé-U’Mboukou, vivant à Soulou a dirigé de 1877 à 1905 et a participé au traité de Loango du 12 mars 1883 entre le Roi Mani-Macosso-Tchisoukou et le lieutenant Robert-Cordier de nationalité française. Ensuite Ya chef Ling’si-Yeckme-Yoba qui a dirigé de 1905 à 1934 et s’en est suivi la suite de la lignée jusqu’à la maman d’Antoine Yoba encore vivante. Après la tenue du conseil de famille, il avait été désigné son fils Antoine Yoba, comme chef de terre de la famille Tchimboussi Sesse.










