Changement de la Constitution : « La transition est utile pour éviter une crise politique », selon Rémy Batela

Lundi, Mars 16, 2015 - 17:15

Au cours d’une causerie-débat organisée le 16 mars au siège du journal  « La Semaine Africaine », à  Brazzaville, le conseiller départemental et municipal de Brazzaville et président du Cercle pour la dynamique de la pensée politique(Cdpp), Rémy Batela a indiqué que l’idée de changement de la Constitution conduira ipso facto à une transition politique.

L’orateur  souhaite que le changement de la Constitution est possible pour vu que le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso accepte une transition politique  consensuelle de quatre ans qui convient de maîtriser la légitimité des institutions.

« Cette situation fera que l’élection présidentielle ne peut plus avoir lieu en 2016, au regard de l’ampleur de la crise économique, avec la chute du prix du  baril de pétrole et du contexte international caractérisé par l’hostilité de la communauté internationale au changement de notre texte fondamental, il sera difficile, pour les autorités congolaises d’organiser toutes les échéances électorales pour doter le pays de toutes les institutions constitutionnelles », a déclaré l’orateur.

Selon le conférencier, le Congo aura aussi perdu de l’argent pour rien en organisant les élections locales de juillet 2014 dont les conseillers n’auront eu que moins d’une année pour siéger. Ce qui obligera, a-t-il ajouté, l’Etat à réparer le préjudice causé aux élus qui auront débloqué de colossales d’argent pour les campagnes électorales.

Devant ces incertitudes, a-t-il ajouté, une transition de quatre ans est forcément nécessaire. Celle-ci, a-t-il poursuivi, pourrait être présidée par le président Denis Sassou N’Guesso et un premier ministre de transition qui aura la charge d’organiser les élections pour doter le Congo de nouvelles institutions qui devront être issues du prochain referendum.

La nouveauté, selon l’orateur, est que les gestionnaires de la transition devront s’engager à ne pas prendre part aux échéances électorales pour éviter, a-t-il précisé, les suspicions de fraude, de tricherie ou de favoritisme. A cet effet, une Commission électorale indépendante devra être mise en place pour organiser les élections.

Pour Rémy Batela, si les institutions ne sont pas dissoutes et la Constitution non changée, le pays connaitra une alternance politique avec un parlement majoritairement en faveur du Parti congolais du travail, ainsi que les autres institutions électives.

Dans ce cas, le Président de la République aura des difficultés de faire passer ses projets de lois au niveau du parlement, durant deux ans.

Rémy Batala pense que cette difficile cohabitation pourrait avoir des conséquences négatives sur la marche du pays et le fonctionnement des institutions constitutionnelles élective.

La transition, a-t-il conclu, est utile parce qu’elle évitera une autre crise au Congo.  

 

 

  

Roger Ngombé