C’est au cours d’une rencontre organisée le 14 mars au quartier Nkouikou dans l’arrondissement 4 Loandjili, qu’Alphonse Obambi, président du Forum des associations Alphonse Obambi pour la solidarité et la paix (FAAOSP) ainsi que de l’Alliance citoyenne, a émis son point de vue sur la préoccupante question du changement ou non de la constitution du 20 janvier 2002. Soulignant que ledit débat avait sa raison d’être, il a estimé qu’il devrait être une occasion pour les Congolais de faire un bilan des 14 ans de sa mise en vigueur dans le pays avant de se prononcer.
C’est pour respecter la coutume qui veut que les membres du FAAOSP, organisation regroupant des associations de Loandjili, se retrouvent en début d’année pour échanger les vœux, que la rencontre a été organisée. L’activité qui est intervenue un peu plus tard que prévue, a réuni les responsables des associations du FAAOSP, structure qui elle même fait partie de l’Alliance citoyenne, une grande organisation apolitique regroupant diverses associations culturelles, sportives ainsi que des mutuelles de la ville.
L’occasion a permis à Alphonse Obambi, de rappeler à l’auditoire les valeurs traditionnelles du FAAOSP que sont : la solidarité et la paix. Valeurs que ses membres se doivent de préserver et sauvegarder dans leurs associations, dans l’Alliance citoyenne, les familles et le pays. Assistance et entraide doivent aussi les caractériser. A cela, il faut ajouter la défense des droits primaires des citoyens (droits à la santé, à l’éducation, au meilleur logement et au transport) pour laquelle œuvre l’Alliance Citoyenne.
«L’alliance citoyenne est un regroupement de diverses associations à qui nous avions voulu donner un caractère un peu militant au-delà des aspects distractives. Nous avions voulu à travers elle, donner une conscience aux membres de nos associations. Leur faire comprendre qu’il est aussi important de regarder son environnement social et économique, de regarder l’intérêt du développement de notre pays. C’est pourquoi nous demandons aux membres de nos associations et de l’Alliance citoyenne d’êtres eux mêmes les défenseurs de leurs droits et d’accomplir leurs devoirs », a expliqué Alphonse Obambi.
Répondant aux préoccupations de la presse sur la préoccupante question de la révision ou non de la constitution du 20 janvier 2002, à l’origine d’un grand débat dans le pays, Alphonse Obambi, en sa qualité de président de l’Alliance et tenant compte de la philosophie de sa (défense des droits primaires des citoyens), a estimé que le débat a bel et bien sa raison d’être. Le top ayant été donné par le président de la République qui, en début d’année, a demandé au peuple congolais de continuer à travailler et d’échanger en toute sérénité, dans la tranquillité et dans la paix, autour des sujets qui peuvent aider le Congo à se développer. D’après lui, les congolais devraient au préalable faire un bilan des 14 ans de la mise en vigueur de ladite constitution dans le pays avant de se prononcer. «Les fins des mandants sont toujours des moments de faire un point, voir ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait, et envisager l’avenir avec beaucoup de sérénité et d’optimisme car le Congo est un pays qui aspire à devenir émergent. Les Congolais ne devraient pas bouder ce débat, mais regarder ensemble ce qu’il faut faire» il t-il indiqué.
Par ailleurs, Alphonse Obambi, a estimé qu’un travail de pédagogie devrait être mené par la presse pour traduire au peuple de base ce qu’est la constitution et quel est son contenu. Cela, en vue de susciter pour leur intérêt des débats autour de ces aspects. D’où cette précision : «C’est travers ces débats que nous pourrions nous rendre compte si cette constitution nous a été utile ou pas, s’il y a eu des avancées ou pas.» Pour lui, le dialogue et l’échange doivent être de mise. « Il est vrai que le pays a connu des changements avec, entre autres, l’installation des infrastructures de base. Mais cela est-il suffisant, est ce que nous sommes arrivés à la satisfaction de nos besoins, ce sont là des questions que nous devons débattre pour qu’en puisse en tirer des conclusions. Les congolais et les hommes politiques ne doivent pas se regarder en chien défaillance. Majorité ou opposition ne veut pas dire qu’on est des ennemis. Le débat est ouvert, il faudrait que nous regardions à quel niveau il pourra être circonscrit par rapport à ce que nous faisons dans nos associations, dans les partis politiques et nous retrouver pour définir ce qui sera demain pour notre pays», a-t-il conclu.











