En séjour de travail à Brazzaville, le vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Pim Van Ballekom, a dévoilé le 27 mars au cours d’une conférence de presse, les priorités ainsi que les potentialités d’investissement en République du Congo.
Dans son message, Pim Van Ballekom a tout d’abord fait un bref aperçu de la Banque européenne d’investissement et du rôle qu’elle joue en République du Congo. « La BEI finance des investissements en République du Congo depuis une cinquantaine d’années. En ma qualité de vice-président de la BEI, j’entends veiller à ce que nous ne manquions aucune occasion de soutenir des investissements à long terme qui améliorent les conditions de vie et l’activité économique dans ce pays », a assuré Pim Van Ballekom.
29 millions d’euros pour le port autonome de Pointe-Noire
Parmi les secteurs clés dans lesquels les investissements à long terme peuvent favoriser le développement économique du Congo, il a cité les transports « efficaces et abordables », l’accès à l’énergie, à l’eau potable et aux télécommunications. Le vice-président de la BEI a évoqué aussi la rénovation du port autonome de Pointe-Noire qui constitue, a-t-il dit, l’un des projets le plus récent de cette Banque à travers un prêt de 29 millions d’euros. Le projet a été signé en 2009. Il est co-financé par l’Agence française de développement (AFD) et la Banque des États d’Afrique Centrale (BDEAC).
Bien que la BEI soit une institution de financement de l’Union européenne, il a précisé qu’elle est avant tout une banque publique qui peut jouer un rôle déterminant pour garantir une bonne préparation des projets réalisés pour la première fois afin, « d’assurer, d’une part, leur réussite à long terme et, d’autre part, la participation d’autres investisseurs ». Cette préparation des projets, a-t-il ajouté, peut durer de nombreuses années pour parvenir à surmonter les défis à la fois techniques et financiers.
« La BEI se doit également d’insister sur le plein respect des règles applicables à la passation des marchés. Ces exigences aident non seulement à gagner la confiance d’autres investisseurs, mais également à renforcer la préparation globale des projets. Nous travaillons assidûment avec des partenaires fiables pour veiller au respect de ces normes. Cette collaboration permettra à d’autres investisseurs d’entrer en jeu et renforcera la réussite des projets proprement dits », a-t-il indiqué.
Un acteur incontournable pour l'Afrique
L’an dernier, la BEI a prêté près de 2, 5 milliards d’euros à l’Afrique pour appuyer les investissements relatifs à l’énergie, aux transports, à l’eau, aux infrastructures sociales et au secteur privé. Il a précisé qu’il n y a pas de quota pour chaque pays, mais, c’est la qualité des projets qui détermine le montant à attribuer.
Pim Van Ballekom a saisi cette occasion pour annoncer l’ouverture au Cameroun d’un nouveau bureau qui aura pour mission de coordonner des opérations en Afrique Centrale. Cette nouvelle représentation à Yaoundé couvrira non seulement le Cameroun, mais, permettra aussi de soutenir les investissements au Congo.
Le vice-président de la BEI avait à ses côtés, Catherine Collin, et Saskia de Lang, respectivement, chef de division chargée des opérations en Afrique centrale et occidentale, et ambassadeur, chef de délégation de l’Union européenne au Congo.










