« 81% de policières attestent qu’il n’ya pas de prise en compte du genre au sein de la police nationale congolaise dans la province du Bas-Congo, cela en dépit du fait que 60% d’entre elles aient une meilleure perception de cette notion ».
Ce sont là les résultats de l’étude sur l’intégration du genre au sein de la police nationale congolaise (PNC) qui vient d’être réalisée dans la province du Bas-Congo grâce à l’appui de l’Onu femmes. Les conclusions de cette investigation menée sur un échantillon de deux mille deux cent vingt-trois sur deux mille cinq cent femmes policières ont été présentées hier à l’hôtel Sultani devant un parterre d’invités. L’objectif de cette étude étant celui de faire l’état de lieux et la prise en compte du genre au sein de la PNC au Bas-Congo.
Cette étude qui a pris en compte plusieurs dimensions de la notion du genre montre que des efforts doivent être faits pour que cette notion soit bien intégrée au sein de la PNC au Bas-Congo et par ricochet dans toutes les provinces du pays et cela passe par la mise en place des stratégies fiables et viables qui vont contribuer à la promotion du genre au sein de la PNC.
De cette étude, l’on retiendra que dans la province du Bas-Congo, une seule policière occupe le poste de commissaire supérieur. Ce qui revient à dire que la majorité de policières n’exercent pas de fonctions de commandement dans la province du Bas-Congo.
Pour ce qui est du respect de la policière, 60% de policières déclarent être respectées par les hommes et les femmes, 4% de policières sont respectées par des policiers et 36% de policières sont respectées par des policières. S’agissant de comportement malsain au sein de la PNC au Bas-Congo, l’étude révèle que 56% des policières déclarent qu’elles sont victimes des comportements malsains de la part leurs responsables, par contre 44% soutiennent qu’il n’ya pas de comportement malsain. A en croire les policières enquêtées, les conditions de travail au sein de la PNC au Bas-Congo ne prennent pas compte le genre. 64% de policières soutiennent ne pas être au même pied d’égalité que les policiers. Par contre 36% de policières pensent être au même pied d’égalité que les policiers. Les policières sont aussi victimes des discriminations au sein de la PNC. A ce sujet, 71% de policières confirment qu’elles sont victimes de discrimination négative et 29% pensent que la policière n’est pas victime de la discrimination. Par rapport à la réalisation de mêmes tâches au sein de la PNC dans la province du Bas-Congo, 59% de policières reconnaissant qu’elles réalisent les mêmes tâches que les policiers contre 41% qui répondent par la négative. Cette investigation révèle que quelques facteurs qui justifient la faible participation de la policière dans les formations. Il s’agit notamment du faible niveau d’études, du problème de sélection, de la négligence, des discriminations, de l’information tardive…
Le genre implique l’homme et la femme
Au regard des résultats publiés, il ressort que des efforts doivent être déployés pour l’intégration du genre au sein de la police et il a été émis le vœu de voir cette étude être menée dans les autres provinces pour avoir une vue holistique du genre au sein de la PNC. Parce que cette question, a fait savoir le secrétaire exécutif du comité de suivi de la reforme de la police, place les hommes et les femmes au centre de toutes les actions en prenant en compte leurs rôles, leurs besoins, et leurs responsabilités des hommes et des femmes de façon équitable pour planifier des actions à mener afin d’en évaluer l’impact sur les hommes et les femmes.
De son coté, le représentant adjoint de l’Onu-femmes, Moussa Adama a affirmé que les femmes constituent un potentiel important dans la sécurité comme d’ailleurs dans tous les domaines. Avant de rassurer la police de l’appui de son institution à chaque fois qu’elle sera sollicitée. Quant au représentant du commissaire général de la PNC, le général Luzembo, il a appelé les jeunes filles à rejoindre la police parc que la préoccupation de l’intégration du genre dans la PNC est devenue une impérieuse nécessité. « Et un travail de fond est en train d’être fait pour promouvoir le genre au sein de la police ».










