Pour mettre un terme aux fausses informations et rumeurs alimentées par les réseaux sociaux et certains médias, le haut commandement de la police nationale a animé mardi 19 mai une conférence de presse dans un hôtel de la place. Les représentants des ONG et associations nationales et internationales de défense des droits de l’homme, les représentations diplomatiques étrangères et divers responsables religieux y ont participé
Expliquant ainsi l’objectif de cette retrouvaille, le colonel Jules Monkala Tchoumou, porte parole de la police nationale a signifié que cette rencontre à pour objectif de tordre le cou aux fausses informations et nouvelles qui alimentent les réseaux sociaux et certains médias depuis le lancement le jeudi 14 février dernier de l’opération « Mbata ya bakolo », destinée à la lutte contre l’immigration clandestine des étrangers et la lutte contre la criminalité à Pointe-Noire et au Kouilou. « Contrairement à ce qui se dit à travers les réseaux sociaux et certains médias par quelques ONG, il n’y a aucune exaction, aucune menace, aucune violence, aucun traitement dégradant et arrestations arbitraires envers les étrangers ou congolais interpelés par la police au cours de cette opération. Actuellement, il y a 1150 personnes de divers nationalités qui sont interpelées et dépourvues d’aucun document depuis le lancement de cette l’opération, 485 parmi eux sont relaxés après présentation des pièces conformes, 386 sont retenus et 296 sont volontaires au rapatriement dans leurs pays d’origine » a-t-il indiqué.
Interroger sur le traitement, la nature des personnes interpellées, leurs conditions de transport aux frontières, et sur le mode opératoire sur le terrain des agents de police, les autorités policières ont expliqué que les personnes interpellées sont nourris quotidiennement, et sont rapidement conduits dans des hôpitaux dès l’apparition du moindre signe de maladie. «Pour la lutte contre la criminalité et le grand banditisme, l’opération est destinée aussi aux aussi nationaux. Il ne s’agit nullement des engins de guerre qui sont utilisés pour cette opération, mais plutôt des engins de police, utilisés aussi sous d’autres cieux pour les opérations de police. Nous avons depuis le lancement de celle-ci enregistré 5 cas de paludisme, le transport aux frontières des étrangers ressortissants de la République démocratique du Congo en situation irrégulière se fait par un train, le plus coûteux du pays, et s’en suivra dans quelques jours par voie aérienne pour des étrangers d’autres nationalités » ont-ils précisé.
Aussi les autorités policières ont cependant déploré l’attitude non responsable et moins sérieuse de certains ONG et associations de défenses des droits de l’homme basées au Congo, qui profiteraient du lancement de cette opération dans ces départements pour tenir l’image de la police nationale et justifier les sommes qu’ils perçoivent au niveau de leur hiérarchie respective. Ils ont aussi rappelé la tolérance zéro pour tous les policiers chargés de l’exécution de cette opération et qui agiraient contrairement à l’éthique et à la déontologie professionnelle. « L’opération sera pérenne, le Congo est une terre hospitalière à tous les étrangers, mais cela n’est pas synonyme d’amalgame et de l’anarchie. Pour tous les étrangers qui souhaitent y vive ou résider au Congo, l’essentiel est de se conformer aux lois et textes de la république en la matière, comme cela est le cas dans d’autres pays. Ainsi tous les policiers qui vont allez à l’encontre des consignes liés à l’exécution de l’opération seront dénoncer et sévèrement puni voir radier des effectifs conformément aux textes » ont-ils conclu
Pour leur part Emmanuel Ilounga Toumba, Zeidan Mouhamed Mahmoud et Djedje Patrick respectivement, secrétaire général de la communauté de la République démocratique du Congo (RDC), représentant de la communauté mauritanienne et président de la communauté ghanéenne à Pointe-Noire et au Kouilou ont salué cette opération. Ceux -ci ont manifesté le souhait de voir rapatrier plus rapidement dans les pays d’origine tous les étrangers ont situation irrégulières.
Soulignons que la RDC représente la communauté étrangère la plus importante à Pointe-Noire et au Kouilou, depuis le lancement de l’opération il compte à elle seule 642 personnes en situation irrégulière. Dès son lancement à Pointe-Noire et au Kouilou, la police a invité les consules des pays étrangers, les représentants des ONG et associations nationales et internationales de défense des droits de l’homme y compris des représentants des divers confessions religieuses.










