Environnement : la responsabilité de tous interpellée

Vendredi, Juin 5, 2015 - 16:30

Le gouvernement congolais a sollicité le 4 juin, la conscience de tout un chacun à comprendre que la protection de l’environnement est une responsabilité partagée.

L’invite a été faite dans la déclaration rendue publique par le ministre du Tourisme et de l’Environnement, Jean Rodrigue Ngouonimba prélude à la célébration de la journée internationale de l’environnement célébrée chaque le 5 juin, par l’humanité.  Le thème retenu pour cette année est : « Sept milliards de rêves. Une planète. Consommer prudemment». Ce thème incite tous à l’utilisation rationnelle des ressources naturelle afin d’assurer leur pérennité et penser aux générations futures explique le ministre.

Selon la déclaration, le mode de vie et de consommation sont parmi les causes des perturbations de l’environnement traduites, entre autres, par les changements climatiques, la perte de la biodiversité et la dégradation des terres. « L’influence humaine sur le système climatique des émissions de gaz carbonique à partir de la combustion du fuel fossile et des procédés industriel ont contribué à environ 78% dans l’augmentation total de gaz à effet de serre entre 1970 et 2010. La croissance économique et la croissance démographique continuent à être les plus importants moteurs des augmentations des émissions de gaz carbonique », a–t-il martelé.

Le Congo, précise-t-il, a déjà lancé le processus d’élaboration du document politique et technique. C’est ainsi qu’il a exhorté les membres du comité national sur les changements climatiques à s’impliquer dans différentes phases du processus d’élaboration du document politique et technique.

Selon lui, la richesse ou la prospérité des nations ne devraient pas se faire au détriment de la planète. L’humanité devrait donc repenser ses modes de production et de consommation de manière  à favoriser les possibilités de renouvellement des ressources naturelles. «Le Congo doit travailler dans le cadre de la communauté internationale, en faveur d’une action mondiale, pour construire un monde véritablement plus sûr et plus durable ».

Les changements environnementaux ne sont pas seulement une affaire de carbone

La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a, pour sa part, souligné à l’occasion de cette journée que les changements sont fondamentalement liés aux femmes et aux hommes à la façon dont les sociétés produisent et consomment. «L’environnement est inextricablement lié aux valeurs et comportement humains. Il subit directement l’influence de nos modes de vie, du développement urbain, des mesures de conservation de la nature que nous prenons et des schémas migratoires qui ont une incidence sur l’utilisation de l’eau et des sols et des effets sur la survie des espèces. Les solutions technologiques ou économiques ne suffissent pas assurer la durabilité. Nous avons besoin de sociétés vertes pour bâtir des économies vertes. Nous devons agir de manière holistique à tous niveaux, à commencer par le niveau individuel », a-t-elle déclaré. Pour elle, la communauté internationale a une occasion historique d’adopter un nouveau programme de développement durable et de parvenir à un accord mondial sur le changement climatique.

Irina Bokova a assuré que l’Unesco consacre toute la force de son mandat et de son expérience à ce que tous deux soient couronnés de succès. « Nous nous efforçons de promouvoir l’éducation en vue du développement durable pour façonner les nouvelles valeurs, compétences et connaissances dont toutes les sociétés ont aujourd’hui besoin. La durabilité se bâtira sur les bancs de l’école en commençant aussitôt que possible », a-t-elle conclu.

 

Lydie Gisèle Oko
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