Ils sont six dans cette affaire : Me Jean Martin Mbemba, le colonel Jean-Claude Mbango, ex-directeur départemental de la police dans le département du Pool, Me Samba Moutou Loukossi et trois autres dont un déjà décédé. L’audience d’ouverture, le 8 juin à Brazzaville, était présidée par le juge Nanga-Nanga, président de la chambre pénale de la Cour suprême.
La première audience était consacrée à l’audition de la défense constituée des avocats Ambroise Hervé Malonga, Maboyi et Dominique Inchanské du Barreau de Paris. Les avocats qui sont intervenus ont plaidé pour une libération immédiate de leurs clients qu’ils disent «détenus illégalement, sans titre d’accusation et sans dossier d’inculpation». Ceci, depuis 2013.
C'est ainsi qu'ils se sont pourvus en cassation, au nom de leurs clients. Une démarche infructueuse suite au rejet formulé par le juge qui a exigé la poursuite du procès dont le verdict est attendu le 16 juin prochain.
Des six inculpés, trois sont actuellement en détention. Me Jean Martin Mbemba, président de la Commission nationale des droits humains, est absent du Congo pour des raisons sanitaires. Un autre avait été libéré, également pour les mêmes raisons.
L’audience du 8 juin s’est déroulée sans les accusés, représentés essentiellement par leur défense. Contrairement à certains procès, celui-ci ne bénéficie pas d’une vraie publicité car les médias n’ont pas été associés. Choix des juges ou désintérêt de la presse ?
L’autre question qui circule porte sur l’instance à qui revient cette charge de juger de cette affaire, la Cour suprême dont on connaît les prérogatives.










