Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a salué la signature le 20 juin à Bamako de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali par les groupes armés de la Coordination. Il a félicité les parties maliennes et l’équipe de médiation dirigée par l’Algérie pour leurs efforts qui ont mené l’aboutissement du processus.
« La paix au Mali demeure la responsabilité du Mali et des Maliens », a souligné le Secrétaire général, tout en exhortant les différentes parties à continuer à œuvrer de bonne foi afin de progresser dans cette direction et à appliquer intégralement les dispositions du cessez-le-feu.
Le patron de l’ONU a considéré que la signature par toutes les parties ouvrait désormais la voie à la mise en œuvre intégrale de l’Accord de paix selon le calendrier établi.
En outre, il a réitéré la disponibilité des Nations Unies pour soutenir les parties dans la mise en œuvre de l’Accord, en étroite collaboration avec le gouvernement et les membres de l’équipe de médiation internationale.
Il a encouragé tous les partenaires du Mali à soutenir les efforts visant à établir une paix juste et durable dans le pays, y compris en appuyant la mise en œuvre de l’accord.
L’accord a été signé au nom de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion) par Sidi Brahim Ould Sidati, un dirigeant du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), lors d’une cérémonie en présence du président malien Ibrahim Boubacar Keïta et du chef de la Mission de l’ONU, Mongi Hamdi.
Rappelons que cet accord de paix avait déjà été entériné en mai dernier par le camp gouvernemental et la médiation internationale. Il vise à instaurer une paix durable dans le nord du Mali, qui a connu une série de rébellions touareg depuis les premières années d’indépendance du pays, en 1960. En 2012, cette vaste région a été transformée en sanctuaire et en base d’opérations djihadiste, jusqu’au lancement par la France de l’opération Serval en janvier 2013.
Au lendemain de la signature de cet accord, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian s’est rendu au Mali pour marquer la présence et le soutien de la France à cet accord, indispensable au retour de la paix et du développement au Mali.
Lors de son bref séjour, le ministre Français de la Défense a rencontré le président malien Ibrahim Boubacar Keïta ainsi que les soldats français déployés dans le nord du Mali dans le cadre de l’opération Barkhane. Il a également salué « les efforts engagés par la médiation algérienne » pour aboutir à cet accord.
Selon un communiqué, la force Barkhane, présente sur cinq pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad, Burkina Faso), va poursuivre ses efforts contre-terroristes.
L’accord de paix a été signé, et il faut maintenant l’appliquer sur le terrain. Sur ce, un Comité de suivi de l’accord, composé notamment de la médiation, des différentes forces armés sur le terrain au nord, de la Minusma et de plusieurs pays et institutions, a été mis en place. Il a tenu sa première réunion dimanche.










