Débat sur la Constitution : Les Ex-combattants et l’Apad rallient le PCT

Le 7 juillet à Brazzaville, l’Association des Ex-combattants "Ninja" du département du Pool démobilisés, désarmés et réinsérés de Lazard Biniakounou ainsi que l’Association action politique active pour le développement (Apad) que préside Andréol Fernand Miaka ont avalisé le projet de changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

Des délégués de ces organisations ont été reçus par le secrétaire général adjoint du PCT, André Massamba. Les ex-combattants ont ouvert le bal en paraphant le manifeste appelant au changement de la loi fondamentale. Ils affirment soutenir toute personne physique ou morale œuvrant pour la paix. « Le Congo qui, de ses blessures a su faire jaillir son unité, est en train de se refaire. Malheureusement quelques compatriotes refusent obstinément cette évidence. Ces compatriotes par leur comportement égoïste et suicidaire qui n’a aucune justification et, ne recevant qu’une validation d’un peuple dont la conscience a été sédimentée au fil des épreuves, veulent fragiliser la recomposition du tissu socio-économique pour courir derrière leurs intérêts personnels. La paix est le premier élément de la bonne marche d’un pays. Une nouvelle constitution est très nécessaire. Pour nous, la constitution actuelle est mauvaise », a déclaré le porte-parole des Ex-combattants, Saturnin Tambika Bakouma. Refusant de céder à l’instrumentalisation, ces derniers réclament un quota pour leur participation au dialogue national sans exclusif.

Créée en 2013, l’Apad s’est ajoutée au nombre des partis et associations signataires de ce manifeste. Leur motivation : la départementalisation du pouvoir exécutif. « Nous avons un projet, c’est la départementalisation du pouvoir exécutif. Le processus de municipalisation accélérée étant à son terme, il faut une continuité. Ainsi, nous demandons cette départementalisation de manière à ce que chacun des départements ait la possibilité d’avoir un Gouvernement élu par lui-même pour que ces entités soient valablement représentées au niveau du Parlement congolais et qu'elles  aient des vrais hommes politiques qui défendent non pas seulement les intérêts des départements, mais aussi la vie et le bien-être des populations. Ces mesures de réformes que nous avons demandé qui donneront naissance à la nouvelle République  devraient être constitutionnalisées. Donc on ne peut pas parler de révision, mais de changement de la constitution », a indiqué Andréol Fernand Miaka.

 

Josiane Mambou Loukoula
Mardi, Juillet 7, 2015 - 18:15
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