Dialogue national : le PSVR se met en retrait

A la faveur d’un point de presse qu’il a tenu le 14 juillet à Brazzaville, le Parti pour la sauvegarde des valeurs républicaines (Psvr) de Michel Mampouya, a rejeté  l’offre de participer au dialogue national de sibiti qu’il a qualifié de « diktat »  du groupement de la majorité présidentielle.

Le Psvr qui se dit fidèle à son idéal refuse toute violation de la constitution du 20 janvier 2002 même collective car celle-ci n’a pas prévu les mécanismes de sa propre déconstitution et que seule la révision est constitutionnelle a déclaré le président de ce parti, Michel Mampouya avant d’ajouter, "le Psvr est convaincu que changer la constitution coûte que coûte en cours d’année électorale reviendrait à remuer la ruche aux risques d’affronter les abeilles".

 La question du changement de la constitution n’oppose pas deux camps à savoir  la majorité présidentielle d’une part et l'opposition d’autre part, a ajouté Michel Mampouya dont le parti suggère aux formations politiques de la majorité parlementaire ainsi qu’à la société civile d’aider le président de la République à choisir l’option qui nous épargnera une autre déroute comme celle consécutive au refus de respecter et d’appliquer l’article 75 de la constitution de 1992.

Le PSVR a  indiqué Michel Mampouya, "veut malgré tout croire et espérer que la sagesse du chef de l’Etat qui avait permis la tenue de la conférence nationale souveraine en dépit d’une forte opposition dans son camp, prévaudra encore afin d’éviter au Congo de basculer dans les horreurs du passé".

Pour ce parti, inciter  le président de la République à changer la constitution pour conserver et pérenniser les intérêts et autres avantages particuliers, c’est trahir la République.

 

 

Jean Jacques Koubemba
Mardi, Juillet 14, 2015 - 14:30
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