Au cours d’un débat qu’il a animé le 18 juillet dernier à Brazzaville, face à un public en majorité jeune, le député de la circonscription électorale d’Ignié dans le département du Pool, José Cyr Ebina a mis en garde le public venu l’écouter contre les dangers de cette autre antivaleur qui détruit à petit feu la société congolaise à savoir la corruption.
L’objectif visé par cette rencontre citoyenne était de sensibiliser sur les conséquences à long terme de ce mal qui a gagné tous les domaines de la vie aussi bien politique, économique, social etc. Pour José Cyr Ebina, la corruption étant comme tout ce qui est contraire à la morale dans la société, doit être combattue et « lutter contre les antivaleurs au Congo revient à lutter d’abord contre la corruption qui semble être aujourd’hui la première des antivaleurs qui font obstacle au développement du Congo » a signifié l’orateur.
Ce dernier a par ailleurs fait savoir que toutes les études réalisées par le gouvernement depuis 2002, indiquent que non seulement la corruption s’est aggravée dans notre pays, mais qu’elle s’ est surtout généralisée en dépit des stratégies et actions déployées par le gouvernement pour enrayer ce fléau.
« Nous ne devons pas pour autant désespérer. Il nous faut au contraire persévérer car notre devoir en tant que peuple, est de ne pas abdiquer au risque d’abandonner le champ libre à la pauvreté qui sévit déjà dans la majorité des ménages congolais, dans les centres urbains comme en milieu rural » a signifié l’élu d’Ignié.
Pour l’orateur, la corruption prospère là où les dirigeants politiques lui donnent des motivations, l’encouragent et là où les institutions de contrôle et de répression sont faibles sinon corrompues elles aussi.
La volonté politique affichée par le chef de l’Etat sur cette question a indiqué José Cyr Ebina, est, d’une part source d’espoir pour une gouvernance dépouillée d’antivaleurs au Congo, et, d’autre part, nous incite à assumer notre part de responsabilité en tant qu’élu, représentant du peuple souverain à qui nous devons des comptes et au nom de qui nous avons l’obligation d’agir contre la corruption et autres antivaleurs..
« Ma vision que la politique doit être un instrument de développement au service du peuple et l’obligation pour l’élu d’agir au nom du peuple sont les fondements de mon engagement contre la corruption et les autres antivaleurs. »
L’orateur a clos sa communication en insistant sur le fait que la paix, la stabilité et le développement de notre pays ne pourront pas être garantis avec efficacité si nous ne tournons pas le dos à la corruption et toutes les autres antivaleurs.










