Les données de l’année scolaire 2025-2026 qui s’achève indiquent, dans le sous-secteur de l’enseignement général, qu’il y a eu plus de filles candidates au baccalauréat, quelque 54,75%, que de garçons, 45,25%. À Brazzaville elles sont plus nombreuses dans les séries scientifiques que dans les séries littéraires. De quoi déduire que les filles se font progressivement une place dans les filières scientifiques.
Sans doute, le projet « Femmes et filles de science » et les bourses « Femmes de science », instaurés par les pouvoirs publics avec le soutien des acteurs privés contribuent à aplanir les obstacles, à s’attaquer aux défis socioculturels et aux stéréotypes persistants qui éloignent la gent féminine juvénile des sciences.
Les filles constituent, en effet, une grande partie du capital humain, et une génération montante pouvant contribuer à la résolution des problèmes de développement auxquels le Congo est confronté grâce à la science et à la technologie. Cette démarche explique la nécessité de les orienter dès le jeune âge vers ces domaines. L’implémentation des clubs de science attendus dans les départements répond à cet impératif.
Au-delà des programmes en cours pour susciter des vocations scientifiques au sein de la couche juvénile féminine, il est utile de consolider les initiatives visant à promouvoir des modèles qui peuvent servir d’exemple, de créer un environnement favorable à la culture scientifique mais aussi de renforcer la sensibilisation au phénomène des grossesses précoces, une des premières causes de décrochage scolaire chez les jeunes filles.