De filles arborant des mini-jupes ou des jupettes sont de plus en plus visibles dans les rues de Kinshasa. Après avoir tronqué ce mode vestimentaire inspiré par la styliste anglaise Mary Quant dans les années 1962 contre le port des Jeans moulants, les Kinoises semblent avoir renoué avec leur ancien amour. Quoiqu’à l’état encore latent, le port de la mini-jupe s’affirme progressivement comme une nouvelle tendance alors qu’il y a peu, il faisait vieux jeu. Diversifiée au gré des collections proposées par les créateurs de mode, la mini-jupe est portée à temps et à contre temps par des jeunes kinoises peu soucieuses des contraintes qu’elle implique.
Nonobstant leurs formes généreuses et leur archétype voluptueux, la plupart d’entre elles n’hésitent pas d'enfiler des mini-jupes n’excédant pas dix centimètres, lesquels ont souvent du mal à contenir leur masse de chair. Pour mettre en valeur leurs jambes et leur côté sensuel, elles ne se posent plus des questions. Certaines n’hésitent pas à mettre ce qu’on peut qualifier, à juste titre d’ailleurs, de « microjupe » dont l'ourlet se situe juste en dessous des postérieurs. Dans les boites de nuit ou encore dans les soirées festives, des mini-jupes, en tissu moulant pour la plupart, se portent avec des strings faisant ainsi fantasmer des regards indiscrets. Heureusement qu’ici, l’agression sexuelle ou la violence faite à la femme passent pour des concepts d’un autre monde.
Considérée comme l’un des symboles de la libération de la femme, ou mieux, comme l'une des manifestations de l'évolution des mœurs vestimentaires féminines, il est un fait qu’à Kinshasa, le port de la mini-jupe a bravé la morale publique et fait sauter les verrous de la décence. Même les robes sont de plus en plus courtes à Kinshasa. « Toujours plus courtes et plus sexy ! », ainsi peut se décliner la nouvelle tendance qui, lentement mais sûrement, est en train de prendre quartier. Cependant, entre le seul désir de paraitre et la volonté d’appâter des hommes en quête des sensations fortes, la ligne de démarcation devient, par ces temps qui courent, très difficile à tracer, toutes les filles donnant l’impression de loger à la même enseigne.
A tout prendre, la mini-jupe décalquée à l’occidental, quoique brisant les interdits des traditions ancestrales africaines, aura traversé les âges et les générations tout en résistant à l’usure du temps.










