Une RD-congolaise residant en Suisse, Siko Luwawa, surnommée la « première dame de Lausanne » est en conflit ouvert avec Koffi Olomide qu’elle accuse de non respect d’engagement pour n‘avoir pas dédicacé son fils dans son tout dernier album alors qu’elle avait honoré la facture y afférente.
Le « Grand Mopao » est de nouveau sur la sellette. Une affaire de dédicace (libanga) non honorée lui est collée sur le dos. Son accusatrice, une célébrité congolaise résidant en Suisse. Elle lui réclame la restitution de 2000 euros pour n’avoir pas respecté un « deal » conclu de commun accord. Mère Siko « la première dame de Lausanne », puisque c’est d’elle qu’il s’agit, stigmatise l’attitude peu honorable de Koffi qui aurait engrangé la coquette somme sans répondre à l’objet de la transaction, à savoir, dédicacer son fils dans l’album « 13ème apôtre », son tout dernier opus.
Nulle part le nom d’Andy Luwawa n’a été cité dans la ribambelle des titres composant cet album au grand dam de sa mère qui a pris l’option d’en découdre avec le « Jeune Pato » pour abus de confiance. Noyé dans les remerciements sur le support écrit accompagnant le CD, le nom d’Andy Luwawa « un enfant pas comme les autres » n’a pas été cité par Koffi qui, par ailleurs, avait le devoir moral de rendre l’ascenseur à l’un de ses fans inconditionnels. L’humanité de l’artiste était donc sollicitée par ce geste. Agé de 25 ans, le jeune Andy souffre de l’autisme, une maladie qui affecte le fonctionnement du cerveau, altère les capacités de reconnaissance des expressions et génère hypersensibilité émotionnelle et provoque des troubles du comportement. Il babille, se déplace sur une chaise roulante et ne sait rien faire de lui-même sans assistance. Ses parents qui ne le lâchent pas pour autant et veillent à sa prise en charge médicale, scrutent la moindre occasion pour lui faire plaisir.
« Sachant que mon fils adore, respire, dort et se réveille avec Koffi, j’ai voulu lui faire cadeau en négociant cette dédicace pour le mettre en phase avec son idole », commente Mère Siko. C’est depuis l’album « Abracadabra » (2012) qu’elle court derrière cette dédicace, sans cesse différée, jusqu’à la perception, par deux proches de Koffi, du fameux montant à l’agence de transfert des fonds Western Union. A bout et surtout excédée après plusieurs tentatives infructueuses d’entrer en contact avec l’artiste pour en savoir un peu plus sur cette déconvenue, la dame s’est finalement résolue d'étaler le dossier sur la place publique avec le concours de Molière TV. Interview à chaud, commentaire à profusion, publication d’extrait de retrait de fonds en guise de preuve etc, tous les ingrédients étaient réunis pour descendre le « Roi du Tshatsho » de son piédestal. Dans les milieux de Quartier Latin, l’apaisement est plutôt resté de mise nonobstant la fronde orchestrée depuis la Suisse avec des relais à Kinshasa. « Vous voyez Koffi négocier une chanson à 2000 dollars ? », a réagit sur une chaine locale un des communicateurs de Quartier Latin tout en dénonçant, au passage, une campagne de sape visant à souiller l’honneur de son patron.
La manière dont Molière TV a traité ce dossier sans chercher, en aval, à entrer en contact avec l’incriminé n’est pas du goût de ce proche de Koffi. Mère Siko, à l’en croire, aurait plutôt sollicité de la star une chanson à part entière dédiée à son fils. « Avec les moyens qu’elle a disponibilisés, elle ne pouvait espérer mieux », a-t-il déclaré avant d’ajouter que rien n’est encore perdu. Un titre « Changement des mentalités » non repris dans l’album « 13ème apôtre » suite aux aléas techniques et dans lequel Koffi aligne une série des dédicaces, pourrait sortir incessamment. Et son accusatrice pourrait, à l‘occasion, trouver son compte. Koffi qui s’est affublé du titre de « patron des musiciens congolais » a donc intérêt à défendre ce statut et à sauver son image. Pour l’heure, les deux parties se gardent encore d’actionner le levier judiciaire. Motus et bouche cousue, « le Jeune Pato » ne pipe mot de cette affaire, y voyant sans doute la rançon du succès. Ainsi va la musique à la sauce congolaise.










