Le désagrément constaté par la délégation congolaise à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), lors de son séjour à l’occasion des funérailles de l’artiste Marie Misamu, n’a pas laissée la chantre Belle Agniélé insensible. Elle a déploré l’attitude des organisateurs et interpellée le gouvernement congolais.
L’une des artistes phares de la musique sacrée au Congo Brazzaville, la sœur Belle Agniélé a fait partie de la délégation qui a représenté la République du Congo aux obsèques de l’artiste de la musique dite sacrée de la RDC. Seulement l’artiste n’a pas caché son indignation face à l’attitude des organisateurs tout en interpelant le gouvernement congolais.
« Nous interpellons nos autorités du simple fait qu’elle n’a pas permis aux artistes de faire le déplacement de Kinshasa pour aller représenter le Congo. Si nous nous rendus à Kinshasa, c’est grâce à la conseillère à la communication du chef de l’Etat, Claudia Lemboumba Sassou Nguesso et quelques autres personnalités telles que le ministre Bruno Jean Richard Itoua, le général Norbert Dabira, la maison MCI Productions, Simplice Nguenoni... Et pourtant, nous avions fait la fierté du pays, de la musique congolaise. Si le gouvernement ne peut pas nous porter assistance à des tels moments, surtout que nous allons représenter le pays, alors qui va le faire finalement ? », a martelé l’artiste.
Cependant, si le programme officiel de la cérémonie funèbre a été perturbé au regard de la foule présente au stade des Martyrs, empêchant ainsi la délégation congolaise de s’exprimer, mais au sortir de l’inhumation, celle-ci a reçu la visite du président de l’association des musiciens chrétiens du Congo (Amcc), le frère Patrice Ngoy Musoko. Ce dernier a déploré le désagrément causé et l’accueil réservé à la délégation congolaise, qui a-t-il reconnu, n’était pas digne de ce nom pour une délégation officielle. Il a ensuite annoncée la tenue à Brazzaville dans un bref délai, d’un grand concert d’action de grâce pour l’artiste Marie Misamu.
L’artiste Belle Agniélé, a déploré elle aussi ce fait. « La délégation congolaise n’a pas été bien reçu. Il y a eu aussi quelques soucis organisationnels, mais les écritures nous disent, qu’en toute circonstance il faut rendre grâce à l’Éternel. Car, il nous a permis de traverser le fleuve et aller à Kinshasa, puis revenir à Brazzaville sans problème. Les leçons à tirer, c’est que nous, au niveau de Brazzaville, devons nous organiser. Car s’il n’y a pas d’organisation, tout est nul. C’est pourquoi le rassemblement des musiciens chrétiens du Congo (Rmcc) tiendra son assemblée générale, le dimanche 7 février prochain. Au cours de celle-ci, les décisions seront prises. »
Notons que les artistes de la musique congolaise dite sacrée participeront au grand d’action de grâce à Marie Misamu qui aura lieu à Brazzaville.










