Grands classiques de la littérature africaine: « Le pleurer-rire » d’Henri Lopes dans la sélection

Mercredi, Mars 16, 2016 - 15:15

L’œuvre du romancier franco-congolais fait partie de la sélection Africavivre, une plateforme d’échanges autour d’événements culturels africains.

Comique et dramatique à la fois, « Le pleurer-rire » est une joyeuse caricature du pouvoir dictatorial, à travers les frasques du maréchal Tonton Bwakamabé Na Sakadé. Un militaire qui prend les rênes d’un pays à la suite d’un coup d’État

Le narrateur dresse un tableau fort détaillé d’un exercice du pouvoir où se confondent intérêts privés et gouvernance, paternalisme et autoritarisme, orgueil, égocentrisme et raison d’Etat. Depuis sa parution en 1982, chez Présence Africaine, le Pleurer-Rire est régulièrement étudié en milieu scolaire au Congo Brazzaville.

Outre l’ouvrage de l’auteur franco-congolais, on dénombre dans la sélection Africavivre :

« Les soleils des Indépendances » d’Ahmadou Kourouma  

Les soleils des Indépendances est le roman phare de Ahmadou Kourouma, figure emblématique de la « souffrance africaine ». Un classique incontournable de la littérature africaine.

« L'autre moitié du soleil » de Chimamanda Ngozi Adichie         

 À travers 5 personnages principaux, l’auteur nigériane propose une fresque attachante sur une page sanglante de l’histoire du Nigéria. En 1967, la République du Biafra, située au sud-est du Nigéria, déclare son indépendance. Cet événement va déclencher un sanglant et meurtrier conflit, qui s'achèvera par la victoire de l'État nigérian sur la petite République sécessionniste en 1970.

« L’enfant noir » de Camara Laye

Un véritable classique de la littérature francophone africaine qui connaît un succès permanent depuis sa parution en 1953.

L’enfant noir de Camara Laye est un récit passionnant qui plonge le lecteur, à travers les yeux d'un enfant, dans la vie d’un village africain des années 1930.

« L'étrange destin de Wangrin » signé Amadou Hampaté Bâ       

Amadou Hampaté Bâ aborde des rivages sur les modes de vie, les croyances, les différentes composantes de la société africaine, qui seraient totalement oubliés sans cet ouvrage.            

« Une si longue lettre » de Mariama Bâ   

À la mort de son mari, une femme adresse à sa meilleure amie « une si longue lettre » afin de lui confier ce qu’a été sa vie, ses relations avec sa belle-famille et sa détresse lorsque son mari a pris pour coépouse une jeune adolescente, amie de leur fille.

La Sénégalaise Mariama Bâ décrit avec lucidité la place faite aux femmes dans sa société.

        

 

 

Durly Emilia Gankama
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Recto de l'ouvrage
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