Présidentielle 2016 : les candidats de l’opposition dénoncent une élection « non sincère »

Vendredi, Mars 18, 2016 - 16:00

Les candidats à l’élection présidentielle, signataires de la Charte de la victoire de l’opposition, ont notifié, le 18 mars devant la presse nationale et internationale, des irrégularités dans le processus électoral.

A deux jours de cette élection majeure, Jean Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa et Guy-Brice Parfait Kolélas sont longuement revenus sur les conditions d’organisation de ce scrutin. Au cours de cette conférence de presse, ils ont évoqué la question de l’indépendance de la Commission nationale électorale indépendante, taxée « non paritaire » ; les raisons de la création de la Commission technique électorale ; les opérations pré-électorales organisées par le ministère de l’Intérieur avant l’adoption de la nouvelle loi électorale ; les techniques d’organisation, ainsi que la date anticipée de l’élection présidentielle.

«Dans tous les pays où les résultats d’une élection peuvent être sujet à caution, il y a toujours un cadre de concertation. Les listes électorales rénovées n’ont été affichées nulle part. C’est de notre droit en tant que candidats de demander un scrutin sincère. Je soutien l’option populaire. Il nous faut aller vers beaucoup plus de démocratie, de liberté et de transparence dans la manière de gérer les affaires dans notre pays », a déclaré Jean-Marie Michel Mokoko.

Et André Okombi Salissa de revenir sur les conditions d’organisation de ce scrutin, avant d’interpeller l’ensemble des Congolais sur le non-respect du processus démocratique. Ainsi, il affirme ne pas être en possession de sa carte d’électeur à deux jours du scrutin, tandis que Guy-Brice Parfait Kolélas en détient deux. Ils ont également révélé l’existence des bureaux de vote fictifs, et des pratiques clientélistes. Autant d’irrégularités qui poussent ces candidats à poser des préalables. « Si les résultats ne sont pas sincères nous demanderons au peuple d’exprimer sa souveraineté. Si Sassou gagne dans les urnes nous respecterons la volonté des urnes », a ajouté André Okombi Salissa.

Pour ces candidats, les conditions d’une élection transparente ne sont pas réunies. « Avant le vote, nos délégués viseront préalablement le taux de chaque bulletin, sinon le vote ne commencera pas. Nous ne permettrons pas les procurations qui occasionnent la fraude ». Au sujet de l’interdiction des téléphones portables dans les bureaux de vote, ils ont répondu qu’ « aucune loi n’interdit une telle démarche ».

Josiane Mambou Loukoula
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