Les assises, qui se tiendront du19 au 20 novembre au Koweït vont être consacrées aux questions économiques ((investissements, infrastructures, énergie, échanges commerciaux, etc.). Elles sont l’occasion pour les Africains et les Arabes qui se retrouvés après le sommet de 2009 à Syrte, en Libye de parler, une nouvelle fois, de leur destin commun, notamment en matière d’investissements.
Sur le thème « partenaires dans le développement et l’investissement », cette rencontre organisée par l’Union africaine et la Ligue arabe sera l’occasion pour les chefs d’Etat et de gouvernement de plancher sur plusieurs sujets. Ils portent notamment sur l’économie et la sécurité et devront favoriser le renforcement la coopération entre les deux régions.
Le sommet se prononcera non seulement sur de nouvelles préoccupations, mais aussi sur les grands points qui avaient été arrêtés lors des assises de Syrte. C’est dans cette optique que le projet de Déclaration de Koweit City adresse un message clair aux deux parties. Il appelle notamment les institutions arabes et africaines ainsi que le secteur privé, à travailler, en collaboration avec la Commission de l’Union africaine et le secrétariat général de la Ligue arabe à appuyer le continent africain, à travers le Programme de développement des infrastructures en Afrique (Pida) et ceux de la Ligue des Etats arabes. Le texte met aussi l’accent sur le transport, l’eau et l’assainissement, les télécommunications et les Tic.
Au sujet du financement des PME et autres projets, les experts ont évoqué la nécessité de mettre en place un mécanisme conjoint de financement afro-arabe. Ils ont émis le vœu de « renforcer le forum Afrique-Monde arabe de développement économique pour améliorer le rôle et la participation du secteur privé et des organisations de la société civile des deux régions dans le processus de partenariat ».
L’accélération du commerce interrégional entre les deux régions, conformément au Plan d’action conjoint 2011-2016 ; les relations mutuelles entre chambres de commerce et d’industrie africaines et arabes et d’autres structures du secteur privé figurent parmi les domaines où Africains et Arabes veulent dynamiser dans leur coopération.
Les experts ont décidé de mettre sur la table des chefs d'Etat et de gouvernement une proposition sur l’augmentation de 50 % du capital de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Cette institution, créée en 1974, financée par les Etats membres de la Ligue arabe, contribue au développement de la coopération économique, financière et technique arabo-africaine.
Le Fonds koweitien pour le développement économique (FKDE) est tout aussi appelé à jouer un rôle majeur dans la promotion du partenariat bilatéral afin, plus précisément dans les domaines jugés prioritaires. Ce Fonds, il faut le noter, aide certains pays en voie de développement en leur accordant des prêts, des subventions et une assistance technique pour dynamiser leur secteur économique.
Outre les questions économiques, les chefs d’Etat et de gouvernement vont échanger sur les interpellations cruciales de l’heure : le terrorisme, l’immigration, la jeunesse et les questions liées au genre.










