L’ancien ministre et député de Lékana, dans les Plateaux, André Okombi Salissa, a été arrêté par les services de sécurité aux premières heures du mardi 10 janvier dans la périphérie nord de Brazzaville. Il est incarcéré dans les locaux de la direction générale de la surveillance du territoire.
Depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars 2016, l’opposant André Okombi Salissa vit dans la clandestinité dans ce quartier nord de Brazzaville. Son éclipse brutale et inattendue de la scène politique congolaise nourrissait, après cette échéance électorale, des conversations dans le pays. Plusieurs sources affirmaient qu’il serait sorti du territoire national.
Sa dernière intervention publique sur la Radio France internationale datait d’un jour après que le procureur de la République, André Oko-Gakala ait présenté au public des armes supposées être retrouvées au domicile de l’une de ses épouses la nommée Gisèle Ngoma.
Un mandat d’arrêt avait été alors lancé contre lui et ses complices. Le procureur de la République avait sollicité par écrit, le 24 décembre, à l’Assemblée nationale de lever son immunité parlementaire afin qu’il soit jugé pour atteinte à la sûreté de l’Etat et détention illégale d’armes et munitions de guerre.
Pendant que la requête est en cours d’examen sur la table de l’Assemblée nationale, les services de sécurité ont devancé la procédure.










