Ce compromis sur le partage des postes pour l’exécutif devant conduire la RDC aux élections en décembre 2017 aura permis de débloquer tant soi peu les tractations qui perdurent depuis plus de trois semaines.
Les tractations du Centre interdiocésain, qui se déroulent sous la facilitation des évêques catholiques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cénco) pour la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre, ont connu ces derniers jours quelques avancées. Après le consensus trouvé autour de la composition du Conseil national de suivi dudit accord, les parties prenantes se sont également mises d’accord sur la répartition des postes au sein du prochain gouvernement de transition. Cette question qui a longtemps freiné le processus a pu être réglée du fait que les uns et les autres ont finalement mis un peu d’eau dans leur vin en faisant prévaloir l’intérêt supérieur de la nation.
D’après une source proche de l’opposition non signataire de l’accord du 18 octobre cristallisée autour du Rassemblement, il a fallu bouger certains variables, notamment la taille du gouvernement, de sorte à avoir une marge de manœuvre conséquente susceptible de prendre en compte la quasi-totalité des forces politiques. « Avec cette augmentation de la taille du gouvernement, on s'est mis d'accord sur le nombre pour chaque composante », a-t-il précisé. C’est sur cette base que les membres actuels du gouvernement représentant l’opposition signataire de l’accord du 18 octobre ont été rassurés de figurer dans la prochaine équipe gouvernementale.
Ainsi donc, au lieu de quarante-six postes ministériels tel qu’initialement proposé, le futur gouvernement de transition comptera cinquante-trois membres. La répartition des postes s’est effectuée de manière ci-après : la majorité présidentielle disposera de dix-huit ministres et trois vice-ministres. La coalition Rassemblement de l’opposition disposera, quant à elle, de treize ministres et trois vice-ministres. Huit ministères et trois vice-ministres seront occupés par des membres de l’opposition signataire de l’accord du 18 octobre 2016 tandis que l’opposition républicaine de Kengo wa Dondo disposera de deux ministres et un vice-ministre.
Cette répartition des postes pour l’exécutif devant conduire la RDC aux élections en décembre 2017 aura permis de débloquer les tractations qui perdurent depuis plus de trois semaines. Seule la question du mode de désignation du Premier ministre achoppe. La majorité exige au Rassemblement une proposition de plusieurs noms, alors que la coalition dirigée par Tshisekedi ne souhaite en présenter qu’un seul. La Cénco continue à faire pression pour que la majorité et l’opposition s’entendent urgemment sur cette question au risque de chambouler un processus arrivé presqu’à son terme, étant entendu que le Premier ministre est censé être présenté, par sa composante (Le Rassemblement), le 5 février.










