Enseignement supérieur: quelle politique au Congo d’ici à l’an 2025 ?

Mercredi, Décembre 18, 2013 - 15:45

La problématique est au centre des débats de la deuxième session ordinaire du conseil national de l’enseignement supérieur ouvert le 18 décembre, par le ministre de tutelle, Georges Moyen à l’auditorium de la bibliothèque Universitaire.  

 

Les échanges porteront sur la question de la qualité de la formation, de la quantité des futures expertises à produire afin que l’université puisse contribuer de manière déterminante à combler les besoins à la fois importantes et pressants en ressources humaines.

Au Congo, l’enseignement supérieur n’existait pas avant l’indépendance bien que le pays disposait d’un système éducatif comprenant l’enseignement primaire, secondaire de qualité. C’est entre 1958 et 1960 que l’enseignement supérieur a pris sa forme avec la création de la fondation de l’enseignement supérieur en Afrique central (Fesac).

Cette fondation regroupait quatre Etats à savoir le Congo, le Gabon, la Centrafrique et le Tchad. Grâce à l’éclatement de la Fesac en 1971, que l’enseignement supérieur national prend naissance au Congo avec la création de l’Université de Brazzaville, qui deviendra l’Université Marien Ngouabi en 1977.

D’après le ministre, si toutes ces formes de l’enseignement supérieur reposent sur l’application du système Licence-Master-Doctorat (LMD) adopté depuis 2010, la stratégie sectorielle de l’éducation envisage d’aborder de façon tous les problèmes du système éducatif.

Il a indiqué : «de cette analyse historique du contexte, découle une interprétation à la communauté universitaire congolaise, aux parties prenantes au développement et aux partenaires du projet de l’université congolaise ici présentes, qui s’articule autour de la problématique où est l’enseignement supérieur au Congo à l’heure actuelle ? et le LMD, est-il une réforme suffisante pour le développement de l’enseignement supérieur au Congo».  

Le représentant de l’Unesco au Congo, Abdourahamane Diallo a rappelé les priorités du programme national de développement (PND) de la période allant de 2012 à 2016. Ces priorités consistent à former les cadres de haut niveau,  à accroitre la qualité de l’enseignement et les capacités d’offre de l’enseignement supérieur, adapter les modules de formation aux évolutions du marchés et aux exigences des développements sectoriels devant soutenir la croissance économique et à l’émergence du pays et de généraliser le système LMD.

 

Lydie Gisèle Oko