RDC : l’UE envisage de nouvelles sanctions

Lundi, Mars 6, 2017 - 15:15

Ces sanctions motivées par le blocage politique et violences dans le pays consisteraient en un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l’Union.

 

Dans un texte dont l’AFP a fait échos, l’Union européenne (UE) devait menacer les forces de l’ordre et responsables politiques congolais de nouvelles sanctions, si le blocage politique et les violences contre les civils en RDC persistaient. Cette agence française a noté que les 28 ministres européens des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles ont rappelé aux responsables politiques et aux membres des forces de sécurité que l’UE était disposée à adopter de nouvelles mesures restrictives individuelles.

A en croira la source, Ces sanctions consisteraient en un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l'Union. Elles pourront, a-t-elle précisé, être édictées contre ceux qui seraient responsables de graves violations des droits de l’homme, inciteraient à la violence ou qui feraient obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique et respectueuse de l’aspiration du peuple congolais à élire ses représentants.

Déjà, la réunion a invité la Haute représentante pour la politique étrangère, Federica Mogherini, à initier un travail dans ce sens.

Il est rappelé que l’UE avait déjà infligé, en décembre 2016, des sanctions individuelles à sept hauts responsables sécuritaires du régime du président Joseph Kabila, jugés responsables de violences qui avaient fait une cinquantaine de morts en septembre 2016 à Kinshasa.

Les chefs de la diplomatie européens ont particulièrement souligné leur préoccupation quant à l’émergence de foyers de violences dans les provinces du

Kasaï et du Kongo central. Ils devaient également souligner, a affirmé l’AFP, l'urgence de la mise en œuvre effective de l'accord" de cogestion conclu le 31 décembre sous l'égide de l'épiscopat de la RDC entre le pouvoir et l'opposition après le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila à la fin de son mandat et à qui la Constitution interdit de se représenter. « L'UE exhorte toutes les parties prenantes, en particulier la majorité présidentielle, à traduire cet accord en actes afin d'aboutir aux élections avant fin 2017 », est-il souligné dans le texte relayé par AFP.

Lucien Dianzenza
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