À l’occasion de la journée mondiale de l’hémophilie, une matinée scientifique d’information sur cette maladie et les maladies hémorragiques a été organisée le 19 avril à l’hôpital général Adolphe Sicé de Pointe-Noire. Le focus a réuni les médecins, les infirmiers, patients et les personnes concernées par cette maladie peu connue du grand public. Ce, en présence de Sidonie Plaza, directrice générale de l’hôpital général Adolphe Sicé de Pointe-Noire.
Soyons à leur écoute, Rassemblons – nous et agissons autour des millions de femmes et de jeunes filles touchées par des troubles de coagulation est le thème annuel de cette journée dont le but est de sensibiliser le large public aux réalités de la maladie peu connue et de mobiliser le plus grand nombre de personnes en faveur d’une intégration des patients.
L’hémophilie est une maladie hémorragique héréditaire due au déficit d’une protéine de coagulation, habituellement présente dans le plasma. Elle se transmet de façon héréditaire de père en fille et de mère en fils. Son incidence est de 1à 2 pour 10 000 naissances mâles. La personne hémophile manque d’un élément qui participe à la formation d’un caillot solide dans le processus de coagulation (facteur VIII pour l’hémophilie A ou facteur IX pour l’hémophilie B). Elle ne saigne pas plus qu’un autre, mais plus longtemps car l’hémostase n’est pas complète et le caillot ne « tient » pas.
Ainsi, afin de mieux comprendre cette maladie et ses différentes caractéristiques : types d’hémophilie, les porteuses et femmes hémophiles, les inhibiteurs, la maladie de Von Willebrand sans oublier les moyens de lutte, quatre communications ont été faites au cours du focus. Le Dr Noel Mboungou Kimpolo, hématologue, chef de service d’hématologie a exposé sur : Cas clinique : Hémophilie et Cas clinique : maladie de Von Willbrand. Quant au Dr Jean–Pierre Pambou, hématologue, directeur départemental du Centre interdépartemental de transfusion sanguine, il a développé le thème : Pratique transfusionnelle au cours des déficits constitutionnels en facteurs de coagulation tandis que le Dr Ibara Lefaye, anesthésiste et réanimateur a traité le thème : l’anesthésie chez le patient. « Des échanges qui ont eu pour but d’esquisser des approches solutions qui feront avancer la prise en charge des malades souffrant d’hémophilie et les moyens de prévention de l’hémophilie car pour l’instant au Congo, la prévention ne consiste qu’à informer les personnes non encore diagnostiquées porteuses d’hémophilie et de suivre quelques malades » a dit Sidonie Plaza avant d’ajouter qu’à l’hôpital Général Adolphe Sicé par exemple trois hémophiles et une fille souffrant de la maladie de Von Willbebrand sont suivis régulièrement dans le service hématologie.
En félicitant tous les participants à cette journée et les spécialistes pour la qualité de leur travail dont les échanges ont permis notamment d’évoquer la préparation opératoire, la conduite anesthésie chirurgicale et les dangers auxquels un enfant ou un adulte hémophile est exposé, la directrice générale de l’hôpital général Adolphe Sicé a plaidé pour la prise en charge de patients hémophiles.










