Les journalistes congolais en collaboration avec les institutions de communications ont célébré, le 03 mai à Brazzaville, la 25ème journée internationale de la presse sous le thème : «… Le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives ».
Il a été question d’interpeler les professionnelles du micro et de la plume ainsi qu’aux communicateurs : les principes fondamentaux du métier, d’évaluer la liberté de presse et de ses rapports avec les institutions républicaines ainsi que de défendre l’indépendance des médias, la nécessité de vénérer les journalistes décédés pour l’exercice de leur métier et de célébrer les prouesses d’exercice de leur métier.
« La journée du 03 mai sert aussi de rappeler au gouvernement la nécessité de respecter leurs engagements en faveur de la liberté de la presse. C’est aussi un moment de réflexion sur la pratique du métier et la déontologie du journaliste », a indiqué Philippe Mvouo, président du conseil supérieur de la liberté de communication (Cslc), institution de régulation des médias en République du Congo.
En rapport avec le thème de 2017, les centaines de journalistes congolais conviés à cette rencontre devraient aussi réfléchir sur la possibilité de promouvoir une société congolaise pacifique, démocratique, juste et inclusive au moyen de la parole parlée et écrite.
L’an dernier, Philippe Mvouo, rappelait aux journalistes qu’: « Il était nécessaire que les journalistes fassent preuve de plus maturité en engageant leurs propres critiques et explorant leur professionnalisme et responsabilité afin qu’elle devienne un partenaire au développement durable ».
Par la suite, les deux conférenciers le professeur et l’université, Grégoire Lefouba et de maitre Thomas Djolani ont chacun exposé sur un thème précis. Le premier a exposé sur : « Des esprits critiques pour des temps critiques » et le second sur : « la presse, la force publique et les droits de l’homme ».
Le conférencier Grégoire Lefouba a indiqué que la critique est trop mal perçu dans nos sociétés mais elle est essentielle pour l’essor d’une société. Il a aussi insisté sur le fait de critiquer en s’appuyant à sur son intelligence, la déontologie, le professionnalisme et la raison.
En abordant la question sur la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives, Grégoire Lefouba a indiqué : « Pour pacifier, il faut éviter les injustices et accorder la parole qui est essentielle nous mène à des frustrations. L’esprit critique fait l’éveil et un pays qui en manque est voué à l’échec ».
Par contre l’avocat Thomas Djolani qui a exposé a indiqué que : « la liberté d’opinions amène parfois les journalistes dans l’espace politique. Et, la force publique peut avoir des problèmes avec les médias au moment où il y a contradiction d’opinions, de stratégies ou de méthodes. La presse pêche quelquefois par emprunt d’opinions et surtout par manque d’exercer la raison ».
Au terme de toutes ces critiques de la presse, ministre de la Communication et des médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, a insisté sur le rôle primordial que devrait jouer les réseaux sociaux. Il a condamné la désinformation et la manipulation souvent observé dans ces médias.










