Au cours d’une conférence de presse animée le 1er juin à Brazzaville, le coordonnateur du Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel, Clément Miérassa a, de nouveau réaffirmé la nécessité d’un dialogue national afin, dit-il, "de sortir le pays de la crise où elle est plongée".
« La sortie de crise exige que l’on cerne sans complaisance les véritables causes de cette situation. Et pour cela, le Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel souligne la nécessité d’un dialogue national », a déclaré Clément Mierassa.
Cette crise, a-t-il poursuivi s’observe au plan politique par la fracture de la société causée d’une part par l’organisation inopportune d’un référendum jugé anticonstitutionnel et d’autre part par la réélection contestée du président de la République. « Le Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel constate qu’un an après l’élection présidentielle du 20 mars 2016, rien n’a été fait pour consolider les efforts de démocratisation de la vie politique, de concorde nationale et de paix ».
Au plan économique et financier, Clément Miérassa reconnait là aussi, l’existence d’une crise que « le gouvernement et les tenants du pouvoir ont feint de ne pas savoir profitant du masque par d’importants revenus générés par le pétrole. »
Dans la situation actuelle du Pool, il a fait savoir que, « le Mouvement citoyen est fortement préoccupé par la tragédie que vit ce département. Ce cas doit interpeller tous les congolais quelles que soit leurs origines . C’est un problème national qui ne peut laisser personne indifférent ».
A la question de savoir pourquoi le PSDC n’a pas pris part aux différents dialogues organisés dans le pays, Clément Miérassa a répondu : « Pourquoi prendre part à des rencontres où vous ne serez pas écoutés et où surtout les décisions arrêtées n’ont jamais été appliquées ».
Le coordonnateur du Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel a terminé son propos en ébauchant une série de mesures de sortie de cette crise parmi lesquelles, la réduction du train de vie de l’Etat, le respect des lois et règlements de la République en rendant effectif le principe selon lequel nul n’est au-dessus de la loi, la lutte contre les antivaleurs, la moralisation de la vie publique. « Ne nous voilons pas la face, la démocratie est devenue actuellement, dans le discours des politiques, un terme vide, dénotant rien de de déterminé » a-t-il conclu.










