A la faveur de la célébration du 26ème anniversaire de la journée de la concorde et de la réconciliation nationale, marquant la fin de la conférence nationale souveraine, le 10 juin 1991, le Comité de suivi de la Convention pour la paix et la Reconstruction du Congo a organisé, le 10 juin à Brazzaville, une conférence-débat sur le thème : « Nous rassembler et nous réconcilier pour relever les défis présents et à venir »
Cette conférence-débat animée par le Commissaire général, chargé de la permanence du comité de suivi, Marius Mouambénga, a permis aux acteurs politiques, de la société civile et aux individualités de faire un état de lieux de la vie politique nationale.
Un parcours politique selon eux, émaillé de plusieurs conflits socio-politiques, mais pour lesquels les congolais devraient oublier, en souvenir de la cérémonie de lavement des mains, organisée le 10 juin 1991, date marquant la fin de la conférence nationale souveraine.
« La clôture de la conférence nationale a connu aussi un fait marquant et mémorable : il s’agit de la cérémonie « Rituelle) de lavement des mains, qui symbolisait la décision des principaux acteurs politiques et du peuple congolais de se réconcilier et de vivre désormais ensemble dans la concorde nationale retrouvée après des guerres fratricides », a souligné le commissaire général, Marius Mouambénga.
Dans les débats interactifs qui ont suivi, les participants ont souligné la nécessité pour les congolais de cultiver le vivre ensemble afin de garantir et de pérenniser la paix dans le pays, tel qu’a relevé le Commissaire général, chargé de la permanence du comité de suivi.
« J’invite tous les congolais et particulièrement tous les acteurs politiques à travailler sans relâche au renforcement de la paix et la réconciliation nationale par leurs écrits, leurs paroles et leurs comportements », a précisé Marius Mouambénga.
La situation sécuritaire dans le Pool a dominé les débats
Consacrée essentiellement aux questions de paix et de réconciliation nationale, cette rencontre ne pouvait pas passer outre la lancinante situation du Pool.
Ainsi dans les échanges, les participants ont analysé la crise qui perdure et proposé quelques voies de sortie, en vue de permettre à cette partie du pays de retrouver sa quiétude d’entant.
La majorité des propositions faites à l’endroit du Comité de suivi, plaident essentiellement pour la tenue d’un dialogue politique entre le pouvoir et les belligérants, devant aboutir par un consensus qui permettrait d’apaiser les tensions des uns et des autres.
Après avoir recensé les suggestions, le Comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo a pris l’engagement de les acheminer auprès du président de la République.
« Nous allons mettre en place un comité restreint qui se chargera de rédiger un document crédible, qui récapitule l’ensemble des recommandations que nous avons faites ici. Ce document sera déposé auprès du président de la République et du premier ministre. Je tiens à vous rappeler que tout ce qui a fait progression dans le sens de la paix dans notre pays est toujours le fruit du dialogue », a renchéri Marius Mouambenga.
« Aujourd’hui les mamans du Pool sont humiliées, violentées et désemparées à cause du désordre qui y règne. Je demande donc à Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi de libérer le département du Pool. Qu’il vienne résoudre les problèmes qu’il a avec les hommes politiques à Brazzaville. Nous voulons la paix dans ce département », a lâché Marie Chantal Nkodia, une des responsables de l’Association Femmes Leaders du Pool, visiblement en colère.
Rappelons que cette causerie-débat a été patronnée par le ministre de la Recherche scientifique, Hellot Mantson Mampouya, en lieu et place du premier du premier ministre Clément Mouamba.










