Dans une déclaration rendue publique le 11 juin à Brazzaville, des jeunes cadres originaires de Gamboma, département des Plateaux, ont invité leurs aînés à faire preuve de bon sens et de retenu lors des prochaines élections législatives et locales
Soucieux de l’avenir de leur contrée qui passe assurément par la paix, ces jeunes, emmenés par leur coordonnateur, Gildas Andzouana, ont exprimé leur indignation face aux appels à la violence, même verbale et aux agitations d’un esprit belliqueux de certains hommes politiques. « Nous voulons d’une compétition loyale et véritablement démocratique qui ne soit une menace pour personne car nous ne ménagerons aucun effort ni moyen pour faire entendre raison aux acteurs politiques de Gamboma qui, oseraient de courir à la violence sous toutes les formes même verbales. Nous ferons preuve d’une vigilance accrue pour qu’en aucun cas et en aucune occasion l’ordre public ne soit troublé à Gamboma », ont-ils mis en garde.
C’est ainsi qu’ils ont condamné ces agitations qui finissent, après eux, par donner l’impression que Gamboma est un ilot des aigris de la République. Cette violence verbale et cet esprit belliqueux menacent, souligne la déclaration, la cohésion de tout un peuple sans garantir que la victoire d’un candidat à la députation servirait à nourrir et entretenir des milliers de Ngangoulous. Ce qui ne pas la vocation d’un député qui ne peut en avoir les moyens. Le rôle d’un député, ont-ils rappelé, est de contrôler l’action du gouvernement, de proposer et voter les lois. « Nous ne comprenons pas pourquoi, les préoccupations électoralistes d’un candidat à la députation devrait constituer une menace pour nous les citoyens », s’est interrogé Gildas Andzouana qui a rendue publique cette déclaration, prenant appui sur la situation du Pool qui met aujourd’hui à mal la circulation des biens et des personnes dans cette partie du pays.
Rappelons que les dernières élections législatives en 2012 avaient été à l’origine de très hautes tensions à Gamboma entre l’opposant Mathias Dzon et l’actuel député du Parti congolais du travail (PCT), Hugues Ngouélondelé, occasionnant au moins un décès par balle. Aujourd’hui, la donne semble changer puisque le premier serait non partant si l’on s’en tient à ses dernières déclarations.










